L’indicateur le plus utilisé actuellement dans le cadre des politiques « sanitaires » autour du Covid, c’est le nombre de tests PCR positifs.

Les médias parlent des tests positifs en utilisant les termes « cas » / « personnes infectées » / « personnes contaminées » / « malades ».

« Augmentation des tests positifs » est aujourd’hui selon les médias et le gouvernement synonyme d’ « augmentation de la contamination ».

Mais qu’en est-il réellement ? Que veulent dire les résultats de ces tests ? Permettent-ils de justifier les mesures « sanitaires » prises ?

Autant de questions que j’ai posées à Pascal Sacré, médecin réanimateur (intensiviste) en Belgique, également spécialisé en hypnose. Pour regarder cette interview, clique ici ou sur la vidéo ci-dessous :

Comme expliqué dans la vidéo, le paramètre sensible d’un test PCR et qui va être déterminant dans l’interprétation des résultats, c’est le cycle seuil nommé Ct (pour threshold cycle en anglais). Il s’agit du cycle à partir duquel un test donne un résultat positif. La PCR étant une technique d’amplification, plus le Ct est élevé, plus la gamme dans laquelle un résultat est considéré positif est grande. On comprend donc qu’en déplaçant le curseur du Ct, on peut artificiellement créer un changement dans le nombre de tests positifs :

* En abaissant les Ct => On réduit le nombre de tests positifs.

* En augmentant les Ct => On augmente le nombre de tests positifs.

Mais alors, comment fixer le Ct de manière à obtenir un test le plus fiable possible ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un patient est considéré comme contagieux s’il est possible d’isoler le virus à partir de ses prélèvements respiratoires, c’est-à-dire lorsque le virus isolé mis en culture est capable d’infecter des cellules. Et à ce jour, les études scientifiques convergent à dire que la probabilité de cultiver le virus chute avec l’augmentation des Ct, et qu’au-delà d’un seuil de 30, l’échantillon n’est plus infectieux [1]. 

Ainsi, si le Ct utilisé est supérieur à 30, les résultats sont ininterprétables : le test n’est informatif ni sur l’état de santé de la personne testée, ni sur sa contagiosité. Donc dans les conditions actuelles où on ne connaît pas les Ct – et certains disent qu’en France ils sont de 40 à 45 [2] – un test positif ne permet absolument pas de dire que la personne est malade, qu’elle sera malade ni même qu’elle est contagieuse. Pire, la HAS recommande des Ct entre 35 et 40, ce qui prouve encore une fois que nos politiques de « santé » ne reposent en rien sur la science : « La HAS précise néanmoins que la valeur seuil de cycle d’amplification (nombre de Ct) permettant de discriminer entre un test virologique positif ou négatif doit être compris entre 35 et 40 Ct. » [3]

Tu comprends donc pourquoi dans le cas de la « crise Covid », je mets toujours le mot sanitaire entre guillemets, car si le prétexte de la santé est utilisé, il n’en est rien en réalité. Les expériences d’ingénierie sociale en cours (car c’est bien de cela qu’il s’agit) comme le couvre-feu, le confinement, la « distanciation sociale », les masques, le lavage compulsif des mains et leur désinfection abusive avec du gel hydroalcoolique, n’ont aucune base scientifique et aucune utilité pour les maladies virales respiratoires comme le Covid (cf. https://www.jeremie-mercier.com/covid-19-masques-inutiles/). 

Cette interview a été réalisée jeudi 15 octobre, la veille du début du couvre-feu (interdiction de sortir de chez soi de 21h à 6h) pour 20 millions de français, interdiction touchant désormais 46 millions de français au moment où j’écris cet article. Nous y discutons comment ces fameux tests PCR sont aujourd’hui utilisés pour maintenir une certaine « transe négative » et justifier des mesures liberticides jamais vues depuis la seconde guerre mondiale en Europe.

En effet, les termes belliqueux employés comme celui du couvre-feu et la confusion délibérée entre les mots (tests positifs versus cas/malades/contaminés) permettent de maintenir la terreur et de justifier des politiques « sanitaires » disproportionnées.

La conclusion de l’interview de Pascal Sacré est très claire : faire les tests PCR n’a aucune autre utilité que celle de sortir des chiffres de tests positifs vides de sens, car les Ct atteints pour obtenir un résultat positif sont trop élevés. Et ce nombre artificiellement élevé de tests positifs permet d’alimenter des discours politiques anxiogènes en décalage total avec la réalité. Ainsi, les politiques peuvent en cultivant cette peur maintenir un état de « transe hypnotique » qui rend les gens qui y sont soumis manipulables et incapables d’exercer leur esprit critique.

Pour retrouver l’article de Pascal Sacré « COVID-19 : RT-PCR ou comment enfumer toute l’humanité », clique sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/covid-19-rt-pcr-ou-comment-enfumer-toute-lhumanite 

Pour finir, Kary Mullis, l’inventeur de la PCR, technique pour laquelle il a reçu le prix Nobel de chimie en 1993, serait probablement indigné aujourd’hui de voir l’utilisation qui est faite de son invention. Malheureusement, il est décédé l’année dernière et on n’aura jamais son avis sur la question en ce qui concerne le COVID-19. Ceci dit, on peut raisonnablement penser qu’il serait révolté par l’interprétation malhonnête des résultats de la PCR pour diagnostiquer une maladie infectieuse, comme l’évoque son intervention au congrès Corporate Greed & AIDS en 1997, dont un extrait est disponible ici : https://youtu.be/V__Zx0qS7uI

La version longue est disponible ici : https://lbry.tv/@marengeti:c/km1:3

Kary Mullis y dit clairement que la PCR ne donne aucune indication sur le fait qu’une personne soit malade ou pas, et que si elle est bien faite on peut trouver pratiquement n’importe quoi chez n’importe qui ! 

Je compte sur toi pour partager cet article, et surtout ne pas rentrer dans la mesure du possible dans la folie des tests.

C’est aujourd’hui un acte citoyen que d’arrêter de rentrer dans le jeu de la peur et arrêter d’alimenter des chiffres bidons dont les politiques ont besoin pour justifier leurs mesures liberticides et totalitaires.

J’attends ton commentaire ci-dessous !

Avec espoir,

Jérémie (bientôt exilé Covid en Estonie… j’en parlerai dans ma prochaine newsletter !)

PS : Depuis la vidéo, Pascal Sacré a été démis de ses fonctions, suite à un article sur Facebook partagé il y a 4 jours. Je souhaite beaucoup de courage à Pascal dans cette épreuve et j’ai confiance en ses capacités à rebondir et aller de l’avant.

 

Références :

[1] Jefferson T, Spencer E, Brassey J, Heneghan C. Viral cultures for COVID-19 infectivity assessment. Systematic review. medRxiv. Published online September 3, 2020. doi:10.1101/2020.08.04.20167932 https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.08.04.20167932v4

[2] Sénécat A. Covid-19 : l’hypersensibilité des tests PCR, entre intox et vrai débat. Le Monde. Published September 9, 2020. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/09/09/covid-19-l-hypersensibilite-des-tests-pcr-entre-intox-et-vrai-debat_6051528_4355770.html 

[3] Avis n° 2020.047/AC/SEAP du 18 septembre 2020 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à l’inscription sur la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale, de la détection du génome du virus SARS-CoV-2 par technique de transcription inverse suivie d’une amplification (RT-PCR) sur prélèvement salivaire. Haute Autorité de Santé. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3202319/fr/avis-n-2020-047/ac/seap-du-18-septembre-2020-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-relatif-a-l-inscription-sur-la-liste-des-actes-et-prestations-mentionnee-a-l-article-l-162-1-7-du-code-de-la-securite-sociale-de-la-detection-du-genome-du-virus-sars-cov-2-par-technique-de-transcription-inverse-suivie-d-une-amplification-rt-pcr-sur-prelevement-salivaire

 

Retranscription :

[Jérémie Mercier] : Bonjour à tous. Bonjour à toutes. C’est Jérémie Mercier. Aujourd’hui, on va aborder un sujet extrêmement important, celui des tests PCR, en particulier pour le Covid, et on va voir que la version officielle sur le sujet n’est pas forcément celle qui correspond à la réalité scientifique. J’ai le plaisir d’être avec Pascal Sacré aujourd’hui, qui est un médecin belge qui a fait pas mal de recherches sur le sujet. Bonjour Pascal Sacré.

[Pascal Sacré] : Bonjour, enchanté !

[Jérémie Mercier] : On va donc parler de cette arnaque des tests PCR. Mais avant ça, est-ce que vous pourriez présenter rapidement qui vous êtes ? Et ensuite, on va parler du contexte dans lequel on est actuellement par rapport à ces tests.

[Pascal Sacré] : Tout à fait. Bonjour à toutes et tous. Voilà, je m’appelle Pascal Sacré. Je suis médecin. Je suis médecin depuis 1995. J’ai été diplômé en Belgique dans une université belge. Donc ça fait quand même 25 ans. Puis j’ai fait une spécialisation en anesthésie, complétée par un certificat en soins intensifs. Car en France on parle de réanimateurs, en Belgique c’est vraiment une spécialité en plus, et on parle d’intensivistes. C’est ce que j’ai fait en 2003. Ça fait 17 ans que je travaille comme cela, donc un petit peu au bloc opératoire, comme anesthésiste, mais surtout, en fait, en soins intensifs dans ces services de réanimation – en France, on dit ça – en Belgique, surtout soins intensifs. Ça, ça fait 17 ans. J’ai travaillé également deux ans et demi dans un centre de grands brûlés. Mais là, ça fait 11 ans que je travaille à temps plein, principalement en soins intensifs en Belgique. Et d’ailleurs, puisqu’on va parler de ça, par rapport à la technique PCR, c’est effectivement un outil qu’on utilise en soins intensifs, donc avec lequel, sans être infectiologue ou virologue, j’étais quand même familier au niveau clinique, notamment pour la grippe, par exemple. C’est un test qui est assez classiquement utilisé pour mettre en évidence une grippe aux soins intensifs. Donc voilà, c’est vraiment un domaine. Et à côté de ça, par rapport à mon métier, c’est effectivement énormément de recherches que j’ai fait. Beaucoup de lectures, notamment de spécialistes de la question.

[Jérémie Mercier] : Et donc, quand vous avez fait ces recherches sur les PCR, vous vous êtes rendu compte que cet outil, qui est présenté comme un outil essentiel dans la politique « sanitaire » liée au Covid, reposait sur des bases qui n’étaient pas du tout scientifiques. Déjà, peut-être que les gens ne se rendent pas suffisamment compte à quel point ce sujet est hyper important, à quoi ça sert les PCR aujourd’hui par rapport au Covid ? Qu’est-ce qu’on en fait ?

[Pascal Sacré] : Il y a ce qu’on en fait. Il y a ce qu’on peut en faire. Il y a ce qu’on dit qu’on en fait. Mais bon, la réalité quand même, c’est vrai, c’est réellement un test, un examen, une technique essentiellement utilisée, pas seulement, mais essentiellement en médecine, pour mettre en évidence un virus. Parce que par rapport à une bactérie, par exemple, il est très difficile de cultiver un virus. Donc, si on recherche un problème, un virus ou un agent pathogène dans un endroit du corps parce qu’il y a des symptômes chez une personne qui nous font penser à un problème dans cet endroit du corps, on va prélever dans cet endroit du corps et on va l’analyser. Quand c’est des bactéries, on les met en culture et très vite, on a un résultat pour dire « oui, il y a des bactéries ». Et puis, peu après, on a même la réponse : « C’est cette bactérie-là, donc il faut donner cet antibiotique-là ». Avec un virus, c’est très difficile. Donc on a importé cette technique, qui est surtout utilisée dans la génétique et l’industrie, en médecine notamment pour mettre en évidence des virus. Donc dans le Covid, qui est la maladie causée par un coronavirus appelé SRAS-CoV-2, comme la grippe est une maladie attribuée à un virus appelé influenza virus, on veut savoir si une personne a des symptômes respiratoires qui pourraient être le Covid, si c’est bien ça, si c’est bien ce virus-là, bien que le traitement, finalement, soit assez générique. Pour toutes les infections virales, c’est essentiellement un traitement symptomatique. Mais c’est quand même intéressant de savoir si c’est une grippe, un Covid ou encore autre chose. Donc c’est à ça que ça sert.

[Jérémie Mercier] : Ça consiste en quoi ce test PCR ? Et qu’est-ce qu’on peut faire après des résultats de ce test ?

[Pascal Sacré] : Alors de façon brève, mais claire, pour rentrer dans les détails de la technique. C’est en fait une technique d’amplification génique, donc c’est une technique moléculaire. Bon ça, ce sont les termes, mais c’est pour savoir de quoi on parle, par rapport à la PCR. Ça veut dire plusieurs choses ça quand même. Ça veut dire que c’est une technique très spécialisée. Tous les laboratoires ne savent pas faire ça. Ce sont des laboratoires spécialisés. Même le laboratoire d’un hôpital, ne sait pas nécessairement faire ça. C’est envoyé dans un laboratoire spécifique. Ça veut dire quoi ? Que ce n’est pas une technique simple. C’est une technique très complexe. Elle est bien connue, elle est assez bien maîtrisée, mais elle reste néanmoins complexe, avec beaucoup d’étapes et nécessitant des outils, des machines, des calibrations. Vraiment, ça veut dire que plus il y a d’étapes pour faire un test, plus il y a de sources d’erreurs potentielles. Il y a d’autres phénomènes qui vont intervenir : la qualité des amorces, on pourra revenir dessus après. Mais les amorces, c’est ce qui va être utilisé pour être sûr que ce qu’on recherche, c’est bien ce virus-là et pas un autre. Donc, les amorces, ce sont des gènes. Il faut qu’ils correspondent bien au virus qu’on recherche. Mais parfois, il peut y avoir une erreur au niveau même des amorces. Et ainsi de suite, au niveau de toutes les manipulations. Et ça explique qu’il faut que ce soit fait dans un laboratoire spécialisé. Alors comment ça marche ? À partir du prélèvement qu’on a fait – on va en reparler après – soit dans le nez, dans la gorge, dans la trachée, à partir de ce prélèvement, on va l’analyser. Et comment ça marche ? Eh bien puisque très souvent, on ne sait pas le mettre en culture, on ne sait pas le voir comme ça avec un microscope simple, même avec un microscope très évolué, parce que c’est tellement petit, on va le multiplier. Ce qu’on a comme prélèvement initial, on va multiplier ça. Pour simplifier, imaginez que la machine, c’est une photocopieuse agrandisseuse. Ça, c’est vraiment ce qu’elle va faire. Pour qu’on finisse par voir s’il y a quelque chose ou pas. Et comment est-ce qu’on le sait ? On va photocopier autant de fois que nécessaire jusqu’à voir apparaître quelque chose, puisqu’à chaque photocopie on agrandit. Je sais pas si je suis bien clair. En gros, et c’est pour ça qu’on parle de cycle, on parle de cycle d’amplification parce que ça c’est très important, les gens doivent le savoir. Ce test, c’est une technique d’amplification.

[Jérémie Mercier] : Donc ce cycle, c’est le fameux Ct. C’est ça ?

[Pascal Sacré] : Ct, c’est le nombre de cycles qu’on va utiliser pour dire que le test est positif ou négatif. Ct, c’est « cycle threshold », seuil en anglais. En fait, le cycle 1, on prend la cible, le prélèvement qu’on analyse, fois 2. Voilà, on ne voit rien. Le cycle 2, on va faire fois 4. Ça, c’est important. Donc, on a 4 copies, on ne voit rien, toujours. Le cycle 3, on fait fois 8. On fait chaque fois, c’est exponentiel, donc au début fois 2, puis fois 4, puis fois 8, puis fois 16, puis fois 32, puis fois 64, etc. Donc quand on parle de 40 cycles – c’est assez fréquent qu’on dise que la PCR utilise un cycle seuil de 40 – ça veut dire qu’on a amplifié « 2 exposant 40 » le prélèvement de départ. C’est énorme. Ça veut dire qu’on peut obtenir des milliards de copies de ce qu’on analysait au début. Ça ne veut pas dire que ces milliards-là sont dans l’organisme, dans l’être humain, dans la personne qui a été testée. Cette personne testée n’a évidemment pas ces milliards de copies dans le corps. Mais c’est comme ça qu’on a pu voir qu’il y avait quand même quelque chose dans le corps testé. Évidemment, le seuil qu’on va utiliser pour dire « ah oui, c’est bien un Covid, c’est positif » va être déterminant. Si on pousse la PCR jusqu’à ce qu’on trouve, on va finir par trouver quelque chose. Donc, 40, c’est énorme. 50, 60, on peut encore aller plus loin si on veut, on va finir par trouver quelque chose.

[Jérémie Mercier] : Ça veut dire que n’importe qui, si on faisait un prélèvement chez n’importe qui, qu’il ait été en contact ou pas avec le virus, si on faisait un nombre suffisant de cycles d’amplification, on aboutirait systématiquement à un test positif. C’est ça ?

[Pascal Sacré] : En tout cas, on aboutirait systématiquement à trouver quelque chose parce que, un autre élément qui va se rajouter à ce que je viens de dire… Mais il est très important d’avoir bien compris que c’est une technique basée sur une amplification de quelque chose qu’on recherche. Pour le mettre en évidence, il faut amplifier, donc photocopier et agrandir un certain nombre de fois jusqu’à le trouver. Mais il y a des éléments qui viennent se rajouter à ça. C’est que – et ça, je défie tout virologue, toute personne de me prouver, pas de me dire, de me prouver le contraire – mais en médecine, je suis avant tout médecin, aucun test n’est infaillible à 100 %. On reste très prudent en médecine, enfin en bonne médecine, d’ailleurs par rapport aux examens et aux tests. Et en matière de PCR encore plus, parce que, c’est un peu son talon d’Achille. Vous voyez, dans une médaille, il y a un côté pile et un côté face. C’est sa force qui se retourne contre elle parce qu’elle est tellement forte et sensible et puissante, [cette PCR] ce test, qu’il peut mettre à un moment donné en évidence des fragments de virus. Vous savez dans un nez, dans une bouche, dans un oropharynx, il y a des milliards, enfin c’est énorme le nombre de choses microscopiques, virus, bactéries, germes qu’on peut trouver. Donc, même si on a tout fait pour que les amorces, ces fameuses amorces, restent bien spécifiques du SRAS-CoV-2 et que ce qu’on met en évidence à la fin corresponde bien à du Covid / SRAS-CoV-2, ce n’est pas infaillible à 100 %. Et on peut à un moment donné se tromper. Parce que je le rappelle, c’est important, on voit sur internet et ils ont raison de dire ça, la PCR ne met pas en évidence du virus, en fait. Elle ne dit pas qu’il y a du SRAS-CoV-2. On sait juste dire : « Il y a des fragments de gènes qui correspondent au génome initial originel du SRAS-CoV-2 ». Ça ne veut pas dire comme on lit sur internet : « Ah donc vous voyez, ça ne met pas en évidence ce fameux virus ». C’est pas vraiment ça que ça veut dire. Mais en même temps, c’est une nuance importante. C’est vrai, ça ne met en évidence que des bouts de gènes dont on espère, dont on a tout fait pour qu’ils correspondent bien au SRAS-CoV-2. Mais il faut vraiment être sûr de ses amorces. Est-ce qu’on vérifie chaque fois que ces amorces sont bien bonnes ? Et effectivement, c’est pas sûr. Deux, le virus – et là encore il y a des sources solides qui le disent, même si elles sont contestées, et ce n’est pas que le professeur Raoult qui dit ça – ce virus a muté. Il a muté plusieurs fois, donc les amorces doivent être changées. Elles doivent être réadaptées à l’évolution du virus. Est-ce que c’est fait ? Vous voyez, parce que la PCR elle, surtout si on la pousse à 40, 50, 60, elle va vous en montrer des fragments de virus. Donc, on est là, dans un examen qui est très fort et très puissant, très efficace, mais justement qui peut se retourner contre nous si on l’utilise comme ça. Parce qu’à la fin effectivement, on va chez tout le monde – si on fait un test PCR à tout le monde aujourd’hui – finir par trouver quelque chose. Donc il faut faire très attention à ce qu’on fait avec ça. C’est à quel seuil d’amplification qu’on a trouvé quelque chose ? Est-ce que les amorces sont vraiment bonnes, est-ce qu’on a vérifié ça ? Est-ce qu’on les réadapte en fonction de l’évolution du virus ? Et enfin, mais pour moi médecin c’est même un point que je mettrais en premier : et finalement, comment est la personne ? Est-ce qu’elle est malade ? Est-ce qu’elle tousse ? Est-ce qu’elle éternue ? Quel travail est-ce qu’elle fait ? Est-ce que… etc. ? Et on se rendrait compte que « ok, on est peut-être en train là de déclencher un drame et une panique qui ne correspondent vraiment pas à une réalité ».

[Jérémie Mercier] : Ça veut dire qu’on se retrouve face à une épidémie de tests et non pas à une épidémie d’une maladie. Et d’ailleurs, ça m’amène à cette question. On entend, on lit souvent que un test de PCR ne devrait être fait que chez des personnes qui présentent des symptômes parce que c’est une aide au diagnostic. En tant que tel, ça n’est pas utile chez quelqu’un qui ne présente pas de symptômes. Vous êtes d’accord avec ça ?

[Pascal Sacré] : C’est ça. Donc, il y a deux choses. Il y a un test pour mettre en évidence une maladie ou un problème. Ça on vient d’en parler. Il faut des symptômes, d’abord. Moi et mes collègues, ou tout médecin bien formé, on ne fait pas des tests – il y a peut-être des domaines très précis en génétique, dans des maladies rares, etc. où on va faire des dépistages – mais dans la médecine pratique du quotidien, clinique, on ne fait pas un test et puis on examine la malade. On examine le malade qui va venir d’ailleurs avec des plaintes et on réfléchit « tiens chez ce malade, ça a du sens de faire ce test ». Pour une personne qui a mal à la poitrine, ça a du sens de faire un électrocardiogramme par exemple. On ne fait pas un électrocardiogramme dès que la personne rentre dans le cabinet ou arrive à l’hôpital comme ça, sans rien. C’est idem pour la PCR. On ne fait pas des PCR aux gens qui chauffent sans le contexte. Donc on part toujours de la personne et on va vers l’examen. Ça, c’est toujours le cas. Maintenant, on est face à une maladie infectieuse. Il y a un élément supplémentaire, c’est vrai, qui est cette fameuse contagiosité. « Ok, tu es asymptomatique, mais tu pourrais le transmettre à quelqu’un qui lui va devenir symptomatique, et en plus, lui, il a des facteurs de fragilité, donc c’est grave ». Vous voyez comme la dynamique politique aujourd’hui est basée sur des choses partiellement justes. Il faut un peu les décortiquer pour voir qu’en même temps, c’est faux. Parce que même si cette notion de contagiosité est très importante et c’est ça qui justifierait de faire des tests à tout le monde, là encore, ça n’a pas de sens avec une PCR. Surtout si on pousse des cycles d’amplification au-dessus de 30 en fait. Or, la plupart des laboratoires spécialisés utilisent, et c’est sourcé là encore, des cycles d’amplification – ils ne les fournissent pas d’ailleurs, c’est obtenu grâce à des recherches personnelles ou par d’autres personnes ou des virologues qu’on pourrait appeler « lanceurs d’alerte » finalement, dans ce domaine aussi – des Ct de 35-37. Déjà là, on est trop haut. Là, ça n’a aucun sens, ça ne signifie pas que vous êtes contagieux puisque je le répète avec une PCR à la fin, on va finir par trouver quelque chose. Mais à ce niveau de seuil d’amplification, ça ne veut pas dire que vous en avez, surtout si vous ne toussez pas, n’éternuez pas, n’êtes pas à risque de projeter ce quelque chose que vous avez en très faible quantité dans votre corps, et dont on n’est même pas sûr si c’est du SARS-CoV-2. Cette notion de contagiosité, c’est ce qui justifie aujourd’hui pour les gouvernements, pour certains médecins et donc pour certaines personnes, puisqu’on leur dit que c’est comme ça, de faire le test. Ben non ! Même cette notion de contagiosité ne justifie pas de faire des tests pour tout le monde, tout le temps, partout. Pourquoi ? Parce qu’avec des seuils pareils… Ou alors on rabaisse les seuils, on s’assure de la fiabilité de ces tests. Une alternative, ce serait de donner le nombre de copies, puisque la PCR par cycle donne un nombre de copies. Ou on donne le nombre de copies par microlitre ou millilitre – faut juste adapter – de prélèvement, ou on donne le Ct. Et en fonction du Ct donné, le médecin doit dire à la personne à qui il a fait faire le test : « Oui, c’est vrai, tu as peut-être un petit peu de fragments, mais tu es en-dessous du seuil de contagiosité ». « Ah, le Ct est à 35, ça veut rien dire. C’est rien. Tu n’as pas de symptômes. On fait faire un test à un seuil qui va forcément donner un résultat positif. Ça ne veut rien dire ce test. Je le laisse tomber ». Ça, c’est important.

[Jérémie Mercier] : Ça veut dire que le manque de transparence, l’absence de transparence sur le Ct des tests aujourd’hui fait qu’on peut faire dire absolument n’importe quoi aux tests.

[Pascal Sacré] : Exactement.

[Jérémie Mercier] : Et même, il y a peut-être carrément une volonté politique d’avoir un nombre de cas positifs parce que si on va jusqu’à 35 ou 40, on va avoir énormément de gens positifs et on peut du coup baser des politiques qu’on va appeler « sanitaires ». On va parler de « cas », on va parler de « malades », on va parler de « gens infectés » quand il s’agit uniquement de tests positifs, avec un test qui ne veut plus rien dire.

[Pascal Sacré] : Tout à fait ! Mais vous savez, ce n’est pas propre à cette crise-ci. Je veux dire, en général et à tous les niveaux, le manque de transparence est toujours un signe, alors certains vont jusqu’à dire une preuve, pourquoi pas, qu’il y a un problème. S’il n’y a rien à cacher, et je vais vous dire en plus de ça, étant pourtant médecin, et en plus un médecin qui utilisait ces PCR dans mon travail, on ne sait pas tout sur tout, on fait confiance. Et moi, cette notion de Ct, d’avoir plongé dans cette matière, qu’on peut rendre claire, qu’on peut rendre évidente, mais néanmoins, avant de faire ça, ça nécessite quand même des heures de lecture et de travail et de réflexion, on ne sait pas ça. Moi-même, j’ai dû me renseigner énormément. Et en découvrant ce que j’ai découvert, je me suis dit « oui, là il y a un problème ». Mais déjà le manque de transparence, c’est pas très bon signe.

[Jérémie Mercier] : Il y a anguille sous roche.

[Pascal Sacré] : Oui. Néanmoins, ces Ct ne sont pas donnés. Or, c’est incroyable. Pour tout examen, la calibration est importante, le contexte dans lequel ça a été fait, enfin, c’est pas nouveau. Ici, rien que ça, qu’on ne puisse pas obtenir ces Ct, fait interroger les gens comme moi, de me dire « oui mais alors ils ont quelque chose à cacher », et/ou « ils ont une intention cachée ». Alors qu’ils le donnent, c’est tout. S’il n’y a rien à cacher, qu’ils donnent cette valeur. Surtout aux médecins ! Je ne parle même pas d’un quidam qui devrait pouvoir y avoir droit. Aujourd’hui, on parle des droits des patients, ils doivent pouvoir connaître leur dossier. Je trouve que même n’importe qui, en tout cas un médecin qui a demandé le test, on devrait lui répondre quand il demande « ah, tiens, ça a été fait à quel Ct ? ». Et à partir de là, si on se rend compte qu’on nous donne des Ct trop élevés « oui, mais attendez… » Et on peut interpeller alors de façon beaucoup plus démocratique, éclairée, sur un débat. C’est pas accuser le gouvernement, mais débattre avec lui de la pertinence d’utiliser des PCR à des Ct aussi élevés. Et là, on peut au moins interagir, questionner et avancer. S’ils ne font pas ça, ils font que peur. À un moment donné, c’est normal – même sans être un citoyen qui veut être rebelle pour être rebelle – s’ils ne font pas ça, ça devient de la bonne santé démocratique et mentale de se dire « ah non alors, ils veulent cacher quelque chose ».

[Jérémie Mercier] : Et du coup, ce qui est assez dingue, c’est qu’aujourd’hui, jour d’enregistrement de cette vidéo, c’est le lendemain d’une annonce par Emmanuel Macron en France de couvre-feu sur la base de tests bidons en grande partie, parce que les Ct sont cachés. Et donc il y a 20 millions de personnes qui vont devoir se soumettre en France à des couvre-feux basés sur ces tests PCR quand même.

[Pascal Sacré] : Pour rebondir là-dessus, et les gens qui me connaissent le confirmeront, il n’y a pas plus pacifique que moi. Comme tout le monde, je peux être conformiste et ne pas aimer attirer l’attention. Mais là, il y a vraiment quelque chose qui se passe de grave, pour lequel je n’ai pas la solution. Moi, évidemment, je ne crois pas aux ripostes plutôt violentes. Tout ça, si c’était la solution, ben oui, mais je n’y crois pas trop parce que c’est renforcer la répression et l’oppression. Mais en tout cas, il y a quelque chose de grave qui se passe. Donc effectivement confiner, couvre-feu, c’est grave ! On parle de ça en période de guerre ou de terrorisme. On commence à mettre des mots comme ça, et quand on regarde… par rapport à quoi ? Oui, là je pense qu’il ne faut pas laisser passer ça. Je ne sais pas comment, malheureusement, je ne sais pas le dire.

[Jérémie Mercier] : J’ai une dernière question du coup, pour finir. Qu’est-ce qu’on pourrait conseiller aux gens par rapport aux tests ? Est-ce qu’il faut faire ces tests ? Parce qu’il y a des gens qui font la queue des heures entières ou des jours entiers pour faire ces tests au niveau des laboratoires d’analyses médicales. Est-ce que ça a un intérêt de faire ce test ? Est-ce que ce n’est pas justement encourager la propagande et l’utilisation frauduleuse ou mensongère de ces résultats ? Qu’est-ce qu’on peut faire par rapport à ces tests, nous, en tant que citoyens lambda j’ai envie de dire ?

[Pascal Sacré] : Il y a deux réponses à ça, enfin deux niveaux de réponse. Il y a la réponse rationnelle du docteur, enfin de ma personne. Et ça, c’est tout ce que je viens de dire qui le soutient : « non », bien sûr. Maintenant, il faut savoir dire « non ». Pas dans le sens « être capable de dire non ». Je sais qu’il y a des gens, s’ils ne font pas le test, eh bien on fait pression sur eux, ou bien ils ne peuvent pas voyager, ils ne peuvent pas aller à tel endroit. Donc, les gens convaincus de tout ça – ou qui vont l’être après cette interview – mais qui ne sauront pas dire non, il faut quand même en tenir compte. Mais néanmoins dans sa tête, et ça je vous assure que c’est très important, dans votre tête, une fois que vous aurez compris, si vous êtes convaincu – je l’espère – dites « non » dans votre tête. Comprenez que oui, ça n’a pas de sens de faire autant d’examens. L’autre niveau, et en même temps c’est le plus important, c’est l’émotionnel. Les gens ont tellement eu peur. Et ça je le sais parce que je parle parfois avec des gens, hors contexte, très rationnels, avec qui j’ai des bons contacts, mais dès qu’on dit le mot « Covid » ou dès qu’on aborde ce sujet, ils se ferment. Il y a vraiment une angoisse qui s’est installée. Et ça, pour la prendre en charge, ça ne va pas se faire simplement par le rationnel, par l’explication. Parce que maintenant, ça commence vraiment à sortir, il y a beaucoup de docteurs et de spécialistes qui le disent, l’étudient. Cet aspect-là commence à être bien couvert. Comment est-ce qu’on pourrait… C’est difficile sans avoir accès nous aux médias qui eux, continuent à faire peur et eux, ils rentrent dans les foyers des gens, par la télévision, par la radio. Nous, on n’a pas cet accès-là, on n’a qu’internet et heureusement. Mais comment…

[Jérémie Mercier] : C’est déjà pas mal !

[Pascal Sacré] : Et c’est déjà pas mal et on va y arriver. Mais comment en même temps accélérer ce phénomène avant qu’on en arrive au couvre-feu ? Et puis après ça, ce sera quoi ? J’ai entendu en Australie que pendant toute l’année 2021, les Australiens allaient être interdits de voyager. Si c’est vrai… Au Québec, ils font des choses incroyablement autoritaires et totalitaires. Je pense que ça ne va pas s’arranger. Comment y arriver ? Parce que là, il y a une urgence. Mais en même temps, ce n’est pas tout de dire ça. Il y a vraiment, les gens sont… J’appelle ça une « transe négative », je connais très bien l’hypnose également, je reconnais les signes de l’hypnose négative. L’hypnose négative, c’est très mauvais. Je vois ça aux soins intensifs. Les gens qui arrivent aux soins intensifs, dans tous les contextes traumatiques, guerre, terrorisme, etc., la réaction du corps humain, de l’esprit, c’est de se renfermer, de se figer. On ferme tout. Et là, on devient très manipulable et malheureusement très malléable. Si on tombe sur une mauvaise personne, elle va exploiter ça et c’est ça que je vois autour de moi.

[Jérémie Mercier] : C’est quoi la « transe négative », c’est cet état dans lequel une personne se retrouve après un traumatisme qui n’a pas été digéré ?

[Pascal Sacré] : Exactement, voilà !

[Jérémie Mercier] : Ce qui va faire qu’elle devient manipulable…

[Pascal Sacré] : Exactement, c’est la dissociation. C’est quelque chose de très… Ce n’est pas ésotérique du tout. En tant que docteur, je me suis intéressé à l’hypnose sur le plan scientifique. C’est vraiment, transe, hypnose, c’est d’abord un mécanisme de protection du cerveau. On voit ça chez les gens abusés sexuellement ou agressés. Dans un premier temps, c’est leur mode de survie. Ils se réfugient à l’intérieur d’eux-mêmes. Mais en même temps, ils coupent beaucoup de leurs capacités cognitives, notamment de réflexion, compréhension, etc. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Et ça, c’est grave. Et des psychologues le disent, les spécialistes de tous ces états le disent. C’est encore plus fort chez les enfants ou les gens fragiles. Et c’est ça qui se passe. Pour moi, d’ailleurs, si tout ça se termine bien, je l’espère, les gouvernements, les personnes qui font ça, là, aujourd’hui auront à répondre de ça. Parce que clairement, c’est des choses connues, plus individuellement évidemment, ou même dans des groupes, on a décrit ça dans des groupes, sectes, et notamment victimes de guerre, etc. Mais ça, on le voit à l’échelle de la population humaine aujourd’hui. Ça, c’est vraiment très, très grave. Donc, il y a une urgence quand même. Mais il faut trouver le moyen, parce que le moyen rationnel, qui est très important, est en même temps insuffisant. Justement, par définition, pour réveiller, pas dans le sens « tu es con, tu es endormi, tu es un mouton », ce n’est pas ça du tout. On s’est vraiment réfugiés un petit peu dans une espèce d’angoisse et on se laisse guider par cette autorité, ce gouvernement. Mais c’est très mauvais de rester là-dedans. Faut revenir à un état où on peut réfléchir. Ça, c’est important.

[Jérémie Mercier] : Du coup, je m’adresse au médecin réanimateur et au spécialiste en hypnose que vous êtes. Comment on sort quelqu’un d’une « transe négative », comme celle dans laquelle ont été plongées toutes ces populations qui ont été soumises à un traumatisme violent de la part de leurs gouvernements, qui ont appliqué des mesures autoritaires jamais vues depuis au moins 75 ans ?

[Pascal Sacré] : Alors voilà, pour ne pas être trop long ou trop technique, mais c’est clair que… Si vous voulez, on peut être dans deux grands modes de conscience. Il y a la conscience rationnelle. C’est le mode qu’on utilise pour être logique, pour réfléchir, c’est ce qui nous sert en mathématiques, etc., ou pour avoir une conversation comme on a maintenant. Mais il y a l’autre mode de conscience, c’est l’état hypnotique. Là, le langage est très particulier. Par exemple, je vais vous donner un seul exemple. Quand on est dans ce mode-là, on n’entend pas les négations. C’est pour ça, et d’ailleurs, il y a une application très pratique et concrète dans mon métier : on a appris à ne plus dire aux gens « n’ayez pas peur, vous n’aurez pas mal ». Parce qu’on sait aujourd’hui qu’en disant ça à quelqu’un qui va être dans cet état-là, puisqu’il a peur, puisqu’il est dans l’inconnu, il va être dans cet état-là, il va entendre « mal », « peur ». Aujourd’hui, c’est tout un travail, qui n’est pas fini d’ailleurs, mais qui est vraiment très plébiscité aujourd’hui dans les hôpitaux. On apprend que dire aux gens « n’ayez pas peur », il ne faut pas dire ça, mais plutôt « ça va aller, soyez rassurés ». On ne va pas dire « ça ne va pas faire mal », mais « je vais vous faire cet examen, ça va aller ». Vous voyez, le langage, en fait. Donc à une personne qui est dans cet état-là, on va vraiment faire très attention à comment on va lui parler. On va essayer d’aller la retrouver là où elle est. C’est pour ça que c’est souvent plus facile en individuel, mais on peut faire en groupe. On va aller la retrouver d’abord là où elle est pour la ramener dans un mode de fonctionnement plus rationnel et où, surtout, elle peut retrouver ses capacités d’esprit critique, d’analyse et de réflexion. Il ne suffit pas de dire « réveille-toi « , c’est très mauvais d’ailleurs parce qu’on est dans cet état-là, et là, il y a vraiment un choc. Il ne suffit pas de lui expliquer rationnellement, c’est même très énervant pour une personne qui se trouve dans un état comme ça qu’on lui dise ce qu’il faut faire, elle sent que… « Qu’est-ce que tu en sais toi ? » Et ainsi de suite. Or c’est souvent ce qu’on fait, ça ne marchera pas. Il faut vraiment, d’abord avec beaucoup d’empathie et de patience, faire très attention à comment on va lui parler et aller la retrouver là où elle est, même si on n’en a pas envie. Et la ramener, et parfois ce n’est pas facile et pas du premier coup, simplement pas dans sa vérité à soi – moi, tout ce que je dis ici, ne le croyez pas sur parole, allez vérifier, allez lire les articles surtout, faites comme moi, cherchez et lisez les sources – mais de dire « maintenant, en tout cas, tu as à nouveau ta capacité de réfléchir, tu as à nouveau ta capacité d’esprit critique, sers-toi en et fais ta propre opinion ». C’est à la fois un peu théorique, mais c’est très concret. Moi, je pratique ça en plus de mon métier de réanimateur, sur mon lieu de travail et surtout à l’extérieur. C’est très puissant, c’est très utile aussi. Il faut travailler sur ces deux axes. Ce que vous faites, d’autres aussi, qui est l’aspect rationnel parce que ça va être très important quand la personne sera réveillée à nouveau, c’est le mot qu’on utilise, même si ce n’est pas nécessairement qu’elle dormait. Mais quand elle sera à nouveau capable de réfléchir, d’avoir ces éléments-là va être très important. Et tous les autres aussi. Et puis, quand on intentera des actions en justice, quand on sera dans cette phase-là, de demander des comptes, etc., cet aspect-là des choses, les articles faits par des gens sérieux, avec des sources sérieuses, est très, très, très, très, très, très important. Il ne faut juste pas négliger cet aspect-là qui est tout aussi important, surtout par rapport aux gens. On aura beau leur dire ce que c’est qu’une PCR, ils sont dans un état qui est tellement de peur et d’angoisse, on parle de mort, de vie et de mort. Donc là, c’est leur dire « ok, c’est vrai qu’il y a quelque chose », on n’a jamais dit qu’il n’y avait rien. Maintenant, il y a des solutions et ce ne sont pas vraiment celles que nos gouvernements – quelle qu’en soit la raison – et leurs conseillers spécifiques, disent pour le moment. Je ne sais pas si on va conclure, mais moi, une des choses importantes, qui me semblait important de rappeler, c’est aussi de dire aux gens – et ce n’est pas par rapport à moi que je dis ça – mais allez écouter les docteurs de terrain, allez interpeller les médecins. On entend parler qu’aux soins intensifs, il y a une deuxième vague. On entend parler qu’aux soins intensifs ou dans les hôpitaux… Mais qui le dit ? Un journaliste, qui n’est pas nécessairement un mauvais journaliste, mais c’est du chinois pour lui, même s’il est conseillé par un médecin. Pour beaucoup de médecins, les soins intensifs c’est du chinois, si on n’y a pas travaillé, si on n’y est pas. Allez demander, et là vous serez surpris, à des infirmiers, à des médecins qui travaillent aux soins intensifs. Il y a moi, mais il y en a d’autres, en Belgique, en France aussi. Ou des généralistes, allez demander vraiment à ces gens-là, le plus directement possible. Faites votre opinion sur ça. Parce que dès qu’on passe par des intermédiaires – je mettrais même de côté tout l’usage qui est peut-être fait de tout ça, c’est encore autre chose – c’est forcément transformé, altéré, faux. Pas nécessairement intentionnellement.

[Jérémie Mercier] : Peut-être que vous pouvez répondre à cette question-là, vu que vous travaillez en soins intensifs en Belgique. Quel est l’état des soins intensifs en Belgique actuellement ?

[Pascal Sacré] : Je vais être prudent. Pourquoi ? Les gens qui me connaissent ont compris qu’on ne me fera pas taire. Mais dans le sens où je suis prudent parce qu’il faut l’être, pourquoi ? Parce que c’est évolutif. Ce qu’on dit ici aujourd’hui peut évoluer, surtout dans des maladies comme ça. Ça c’est la première chose. La deuxième chose que je dirais, c’est que je ne dirais pas qu’il y a rien. Ce que je dirais, c’est qu’on arrive en octobre, c’est l’automne et bientôt l’hiver. On a et on a toujours eu – j’ai 17 ans d’expérience – on a toujours eu un pic, un afflux de malades dans cette période. Le Covid est une nouvelle maladie, c’est vrai. On a une nouvelle maladie parmi les milliers d’autres qu’on a depuis que je pratique ce métier. La grippe, avant qu’on connaisse la grippe, la grippe est apparue. Aujourd’hui, le Covid apparaît, et ainsi de suite. Donc, c’est vrai qu’on a une maladie de plus qui nous amène des patients de plus. Mais on est surtout dans une phase où on a toujours eu un afflux plus important de malades par rapport à juillet / août. Ce n’est pas seulement les vacances pour les gens, c’est parfois un peu « les vacances », on a moins d’opérations, les vacances aussi pour les réanimateurs, pas toujours mais bon. C’est aussi le moment où on prend nos vacances. Mais en septembre, octobre, novembre et décembre, moi aussi je peux déjà vous prédire qu’on va avoir un afflux de malades.

[Jérémie Mercier] : Comme tous les ans.

[Pascal Sacré] : Mais oui. Ce qui pourrait remettre d’ailleurs sur le tapis, et ça les gouvernements j’aimerais bien leur réponse, de dire où sont nos infirmiers ? Où sont nos capacités que les ministres de la Santé, que les organes officiels sont censés nous garantir ? Et ça, qu’on arrête de dire que ça va être le Covid. Non, on peut être débordé dans les hôpitaux, être saturé, je vous assure que je côtoie des infirmiers vraiment bien saturés et débordés, et on va tout mettre sur le Covid. Mais chaque année, à cette époque-ci, on est saturé et débordé. Et c’est aussi, en partie, pas seulement d’accord, mais en partie parce qu’on n’est pas aidé au niveau effectifs, au niveau moyens de faire notre métier. On peut remonter ça par internet, on tape 2018, 2017, 2016, la grogne des blouses blanches, les grèves, etc. On n’en parle plus, mais ils étaient déjà présent. Cet aspect-là explique qu’on va vous parler d’hôpitaux débordés. Bref, je suis prudent parce que ça peut changer et alors ok. On a quelques malades Covid qu’on n’avait plus du tout en juillet et août. Mais on a également d’autres opérations qui reprennent, d’autres maladies qui ont l’habitude de revenir à cette époque-ci. Et qu’il y ait à nouveau quelques Covid, ça va s’accompagner maintenant chaque année. On sait maintenant qu’on a une maladie de plus qui est en plus une maladie infectieuse. Ce n’est pas étonnant dans cette période de l’année, plus froid, recrudescence d’infections, qu’il y en ait quelques-uns qui reviennent.

[Jérémie Mercier] : Ok. Il est logique de s’attendre à une mortalité accrue cet hiver, comme tous les hivers à cause des maladies virales respiratoires. L’état de l’hôpital, c’est un choix politique que de ne pas donner de moyens aux soins intensifs et aux hôpitaux depuis des années que ce soit en Belgique, en France et dans plein d’autres pays.

[Pascal Sacré] : Reparlons de ça.

[Jérémie Mercier] : Bon, voilà donc la récente crise « sanitaire » n’a pas changé les choses, voire, même ça a peut-être empiré puisqu’il y a plein de personnels de santé qui sont en burn out ou qui ont décidé de quitter cette profession tellement ils sont dégoûtés de la façon dont les choses se sont passées.

[Pascal Sacré] : Exactement.

[Jérémie Mercier] : Je les comprends parfaitement. Et en plus de ça, on a ces tests PCR qui font partie de cette stratégie probablement consciente des gouvernements d’induire une peur et une « transe négative » dans laquelle les gens sont pour la plupart enfermés et ce qui coupe du coup l’accès à leur intelligence et leur esprit critique. J’espère qu’on va sortir de ça prochainement. J’espère que cette vidéo va y participer. Je vais mettre aussi dans les liens sous la vidéo le dernier article que vous avez écrit. Vous pouvez me rappeler le titre de cet article ?

[Pascal Sacré] : Donc, c’est Covid – évidemment – « RT-PCR ou comment enfumer l’humanité ».

[Jérémie Mercier] : Ok. Donc on va essayer, je l’espère, d’arrêter cet enfumage qui…

[Pascal Sacré] : Qui je rappelle est vraiment un article qui fait l’effort, vraiment, j’ai vraiment fait l’effort de rendre ça clair, et surtout sourcé avec des références, les liens sur lesquels je me suis basé pour dire tout ce que je dis.

[Jérémie Mercier] : Et du coup, peut-être qu’on peut finir en une phrase. Ne vous faites pas tester puisque vous participez quelque part à des résultats qui ne veulent rien dire et qui sont utilisés d’une façon malhonnête aujourd’hui, pour des politiques qui n’ont pas de sens, qui sont irrationnelles.

[Pascal Sacré] : Et reprenez votre esprit critique, car il n’est pas question d’absorber la vérité d’un autre mais de se la faire. Mais pour ça, il faut vraiment reprendre son esprit critique, sur base notamment de sources comme ça.

[Jérémie Mercier] : Très bien. Merci beaucoup Pascal Sacré. Et puis, j’espère que les choses vont avancer dans le bon sens. J’y crois pas trop pour tout de suite, parce qu’on a quand même une « transe négative » qui est quand même bien installée chez beaucoup de gens. Mais, peut-être qu’avec l’accroissement de ces mesures totalitaires, peut-être qu’à un moment, on va toucher des points sensibles et les gens vont peut-être réussir à en sortir.

[Pascal Sacré] : Exactement, tout à fait d’accord.

[Jérémie Mercier] : Ok ! Merci à tous et puis bonne lecture de l’article que je vais mettre en lien juste en-dessous. Je vous dis à très bientôt. Puis pensez à liker et à partager cette vidéo pour que peut-être l’enfumage puisse arrêter de continuer et qu’on puisse dissiper la fumée.

[Pascal Sacré] : Ventiler.

[Jérémie Mercier] : Qu’on ventile, c’est ça !

[Pascal Sacré] : Tout à fait, c’est le cas de le dire en plus (rires).

[Jérémie Mercier] : En plus, c’est un des meilleurs moyens d’assainir l’air dans les espaces confinés l’hiver. Aller, à très bientôt ! Merci à tous.

[Pascal Sacré] : Merci.