Ma convocation par la police jeudi dernier : choquante mais tristement banale ! | Jérémie Mercier

Ma convocation par la police jeudi dernier : choquante mais tristement banale !

Quelles semaines je viens de passer !

Ca a été une drôle de chose pour moi que de devoir me rendre à une convocation à l’hôtel de police de Nantes dans une « affaire d’exercice illégal de la médecine et exercice illégal de la profession d’infirmier« .

Merci infiniment pour vos nombreux messages de soutien, et même vos nombreuses propositions de témoigner en ma faveur si besoin !

Cette « épreuve » a été au final très enrichissante et intéressante et m’a amené à me positionner de façon claire.

Tout d’abord, je n’ai pas cédé à la panique. Entre la réception du courrier du 9 février me convoquant à l’hôtel de police et le jour de la convocation (le 25 février), j’ai extériorisé régulièrement mes émotions avec les méthodes que j’enseigne en coaching et je suis parti en vacances loin. Ca m’a fait le plus grand bien. Ca m’a permis aussi de prendre les bonnes décisions je pense, en terme de choix d’avocat et d’état d’esprit pour la convocation elle-même.

J’ai décidé d’utiliser ma protection juridique professionnelle et de me faire aider d’un avocat spécialiste en droit pénal car je n’ai jamais été convoqué auparavant par la police et je ne savais pas ce qui m’était reproché. J’ai rencontré mon avocat la veille de ma convocation et il était présent à mes côtés lors de la convocation. Ca m’a été très utile ! J’ai appris notamment que pour éviter que l’enquêteur n’interprète ce que l’on dit lors de la convocation, il est primordial d’être concis et de parler lentement. Mon avocat était là pour me dire à plusieurs reprises de parler plus lentement, de m’exprimer ou non sur certains sujets sur lesquels j’étais questionné et de faire très attention aux mots utilisés.

Qui m’en veut ?

L’enquête de l’ARS (Agence Régionale de Santé) ne fait suite à aucune plainte de client. Elle fait suite à un email de février 2015 de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) lui demandant d’enquêter sur moi. La MIVILUDES est un organisme sous l’égide du Premier Ministre, financé de manière opaque par de l’argent public (et dénoncé par de nombreuses personnes, dont Sylvie Simon en son temps), qui s’attaque de manière répétée depuis plusieurs années à toutes les approches de santé non-conventionnelles : homéopathie, ostéopathie, naturopathie, réflexologie plantaire, magnétisme, etc. L’irrigation du côlon, depuis 3 ou 4 ans, est devenu sa nouvelle bête à abattre.

Selon une personne de confiance que j’ai eu au téléphone il y a quelques jours, la MIVILUDES a de plus en plus besoin de justifier son existence et ses demandes de financements, ce qui la rend plus hargneuse et aggressive que jamais. Sa survie est en jeu ! Elle s’est alliée pour son travail de dénigrement et d’intimidation au puissant ordre des médecins. Mis en place par Pétain sous le régime de Vichy, même Mitterrand en son temps avait dû renoncer à dissoudre cet ordre devant les pressions et les intimidations qu’il avait reçus.

Aujourd’hui, la MIVILUDES et quelques ordres médicaux et paramédicaux font la pluie et le beau temps dans le domaine de la santé en France, avec la complicité de la Sécu, qui n’est plus une belle idée de partage issue du Conseil National de la Résistance au sortir de la 2nde guerre mondiale, mais une machine de guerre servant à subventionner la médecine conventionnelle actuelle et tous ses excès (voir l’excellent reportage d’Elise Lucet, Cash Investigation du 14/09/2015 : Santé, la loi du marché) au détriment des approches plus douces et naturelles. Sachez que les médecins qui ne prescrivent pas assez de médicaments sont pourchassés par la Sécu, condamnés à payer des amendes voire rayés de l’ordre des médecins (oubliez ce que vous entendez sur le trou de la sécu dans les médias, c’est juste un message pour justifier les nouveaux impôts ou rallonges pour rembourser ce trou et ainsi continuer à subventionner l’industrie pharmaceutique avec de l’argent public).

Que me reproche-t-on ?

L’ARS a fait un dossier sur moi, d’une qualité on ne peut plus douteuse. Il s’agit de l’impression de mon site web en avril 2015, avec quelques annotations marquées d’ignorance et de malhonnêteté intellectuelle. Je résume rapidement les 2 principaux chefs d’accusation :
– « Vous dites que vous faites des irrigations du côlon, vous dites aussi que l’irrigation du côlon est une version moderne et améliorée du lavement. Or, le lavement est une pratique médicale prescrite par un médecin et effectuée par un infirmier. Reconnaissez-vous l’exercice illégal de la profession d’infirmier dans ce contexte ?« 
–> ma réponse : « Non, je ne fais pas des lavements comme des infirmiers, mais des irrigations du côlon. Ce n’est pas la même chose. L’irrigation du côlon est un acte d’hygiène et de prévention non réglementé, pas un acte médical. Si l’ARS veut en savoir plus sur l’irrigation du côlon, qu’elle fasse une enquête digne de ce nom, ce n’est pas mon rôle de faire un cours sur l’irrigation du côlon ici ».

– « Vous dites que vous avez un titre de docteur. Or, vous n’êtes pas médecin. Reconnaissez-vous l’exercice illégal de la médecine ?« 
–> ma réponse : « Non. Sur la page de mon site web parlant de mon parcours, j’indique effectivement que je suis titulaire d’un titre de docteur (en recherche environnementale), et je renvoie même vers ma thèse de doctorat. Je précise sur cette page parlant de mon parcours que ‘docteur’ est un titre, en aucun cas une profession. En outre, j’écris noir sur blanc que je ne suis pas médecin. Cette accusation est un mensonge par omission dans la mesure où je dis textuellement sur cette même page ne pas être médecin. »

Conclusion ?

Les deux arguments trouvés par l’ARS contre moi tombent à l’eau en 2 secondes ! Le droit est de mon côté et l’ARS feint de l’ignorer dans ce dossier. La MIVILUDES a été mal inspirée de faire appel à l’ARS pour faire un rapport sur moi. Ce rapport n’a d’ailleurs pas été signé (normalement, un agent-enquêteur de l’ARS doit le signer, là, il n’y avait que la signature de la directrice de l’ARS Cécile Courrèges. Je ne peux pas imaginer une seule seconde que c’est elle qui a fait ce rapport seule). Je vois ce rapport comme une tentative d’intimidation, qui a lamentablement échoué. La MIVILUDES espère empêcher la pratique de l’irrigation du côlon en intimidant ses praticiens et en traînant devant les tribunaux ses formateurs. On se retrouve comme en pleine Inquisition !

La convocation a duré 1h30 en tout. L’avocat comme la policière n’avaient jamais vu de convocation faisant suite à une unique recherche internet, sans contrôle direct. A la fin, la policière m’a dit avec beaucoup de respect que vu la faiblesse du dossier, il serait probablement classé sans suite. Elle a transmsis le procès-verbal de la convocation au procureur qui décidera de classer sans suite ou bien de déférer l’affaire en correctionnelles.

Réponse dans quelques jours, semaines, ou mois ?!

En tout cas, je suis toujours en liberté, et je vous retrouve toujours à mon cabinet pour vous proposer mes différents services, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Merci beaucoup pour votre confiance et à bientôt !

Jérémie

2 Comments

  1. Vro AIME dit :

    liberté d’entreprendre une profession hors cadre d’un champ réglementaire !

    Courage, perséverance, pugnacité et lâcher-prise pour traverser ces moments là….

  2. Jérémie Mercier dit :

    Merci Vro Aime. C’est exactement ça !

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