Comment a-t-on pu en arriver à vivre cette situation mondiale (ou presque) où nos vies ont été chamboulées par des restrictions présentées comme sanitaires, mais qui sont en fait des mesures basées sur du vent (cf. tous mes derniers articles de blog) ?
Comment expliquer que des personnes présentées comme des experts alimentent la peur (sans justification réelle) de façon quotidienne et soient si peu contredites ?

Comment se fait-il que les rares voix dissonantes soient systématiquement présentées comme « conspirationnistes » ?
Comment la science a pu être dévoyée à un point tel que seule la « junk science » (science poubelle) est mise en avant, pour soutenir la propagande et le narratif officiel ?
J’ai posé ces questions au Prof. Denis Rancourt, ancien professeur de physique à l’Université d’Ottawa, qui a publié plus de 100 études dans des revues à comité de lecture (revues scientifiques qui sont une part importante de notre discussion dans la vidéo) et est aujourd’hui chercheur indépendant auprès de l’Association de l’Ontario pour les Libertés Individuelles.
 
Tu vas y découvrir les raisons fondamentales qui expliquent pourquoi la science actuelle n’est plus une science de qualité, mais une « syance » dont l’objectif principal est de servir d’outil aux puissants pour imposer leur modèle de société…
Certes, ce n’est pas très rassurant sur ce qui se passe aujourd’hui réellement, mais ça permet de voir les choses telles qu’elles sont, et de réaliser l’ampleur du chantier pour construire un « monde d’après » qui reposera sur des valeurs beaucoup plus justes, humaines, et notamment réellement respectueuses de la santé des humains.
Sinon, je précise que je suis actuellement censuré par YouTube : 2 vidéos ont été supprimées sans sommation par YouTube en 2 semaines, sans justification autre que « la vidéo diffuse des informations en contradiction avec les recommandations des autorités de santé locales et de l’OMS sur les vaxxins anti-Covid »… le délire !

Par conséquent, je ne peux plus rien publier sur ma chaîne pendant encore quelques jours et si je reçois encore 2 autres avertissements (qui peuvent être émis sur des vidéos plus anciennes !), ma chaîne va être supprimée.
Aussi, je suis en train de migrer vers CrowdBunker, une plateforme qui ne censure pas et permet de garder en sécurité les vidéos.
Tu peux me suivre en cliquant ici et en cliquant sur « s’abonner ».
Courage à tous et bon visionnage de la vidéo !

Jérémie

PS : Tu trouveras la retranscription de la vidéo ci-dessous et j’attends ton commentaire ici.

Retranscription de la vidéo :

[Jérémie Mercier] Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. C’est Jérémie Mercier. Je suis ravi de vous recevoir ce soir pour l’émission « Science en Conscience » numéro 5. Le thème de ce soir, ce sera  » Covid-19, corruption et naufrage de la science : qui sont les responsables ? » Carrément. Et mon invité sera le professeur Denis Rancourt, que je vous présenterai dans quelques minutes. Tout d’abord, on va commencer par le générique, mon tout nouveau générique. À tout de suite.

[Générique]

Bon, j’espère que le générique vous a plu. Désolé pour l’interruption un petit peu brutale. C’est un sujet vraiment fondamental qu’on va aborder ce soir, celui de la science et des dévoiements de la science à l’heure actuelle, qui font qu’aujourd’hui, on est dans cette situation très délicate où il est très difficile de faire la différence entre la science de qualité et la propagande. Avant de rentrer dans ce sujet directement, je voulais partager avec vous un article écrit par ReinfoCovid. Je vais vous présenter dans quelques instants. Voilà, partagé et vous devriez le voir dans un instant, voilà. Donc cet article, c’est « 75% de marge sur le vaccin Pfizer BioNTech ». Alors il est tout récent, il date du 19 juin. Il a été écrit par Guy de La Fortelle et je vous recommande vivement la lecture de cet article qui parle de Pfizer, de l’argent que se fait Pfizer et surtout – et c’est ça qui est très intéressant – c’est du fait que derrière Pfizer, il y a des entreprises et notamment BlackRock, Vanguard et State Street, qui ont un pouvoir dément sur de nombreuses, très grandes entreprises et notamment – et c’est là que ça rejoint le thème de ce soir – et notamment sur une entreprise d’édition de journaux à comité de lecture qui s’appelle… L’ancien nom c’était Elsevier, je ne me souviens plus du nouveau. Ah oui, c’est RelX. Voilà, c’est le nouveau nom de cette entreprise. Une maison, donc une revue, c’est une maison importante d’édition qui détient notamment la revue scientifique The Lancet. Donc, quand on se rend compte que de grosses entreprises comme BlackRock, Vanguard et State Street sont derrière et ont un pouvoir dément sur ces entreprises à la fois pharmaceutiques et également d’édition scientifique, on peut se poser des questions sur, eh bien, le bien-fondé des conclusions tirées par les études qu’on voit dans ces journaux. Et du coup, on va arriver tout de suite sur le thème de la soirée. Cette histoire de corruption et de naufrage de la science qui devient extrêmement visible à l’occasion de cette crise du Covid-19. J’ai le plaisir d’accueillir ce soir Denis Rancourt. Bonsoir Denis.

[Denis Rancourt] Bonsoir Jérémie. Heureux d’être là. Le générique est vraiment impressionnant. Ton générique est vraiment très impressionnant.

[Jérémie Mercier] On m’a dit que ça ressemble un peu à un trip sous LSD. Je ne sais pas… Mais en tout cas, la musique est vraiment sympa. Et ça, ça met dans l’ambiance. Donc Denis Rancourt, tu es ancien professeur de physique de l’Université d’Ottawa, actuellement chercheur indépendant pour l’Association pour les Libertés Civiles de l’Ontario. Tu es un scientifique qui a une réputation internationale. Tu as écrit une centaine d’articles dans des revues de marque et tu connais plein de sujets autres que la physique et les sciences environnementales. Tu t’es intéressé aussi au fonctionnement de l’humain de manière plus large. Et ce sujet donc de la soirée, j’ai appelé ça « Covid-19, corruption et naufrage de la science ». Pour moi, c’est un sujet majeur qui n’est quasiment pas présenté aujourd’hui, alors que c’est la raison pour laquelle on vit ce qu’on vit aujourd’hui, c’est une des raisons principales pour lesquelles on vit cette crise Covid depuis un an et demi. Merci d’être d’avoir accepté mon invitation pour cette émission et j’ai hâte qu’on avance sur ce sujet. Vous allez voir, vous qui écoutez cette émission, je pense que vous allez en apprendre des vertes et des pas mûres. Vous n’allez pas en revenir, Donc, vas-y Denis, je t’en prie, tu peux commencer.

[Denis Rancourt] La première chose c’est qu’on n’arrête pas de raconter dans les médias qu’il faut se fier aux journaux, à des comités de lecture ou avec revue par les pairs. D’abord, qu’est-ce que ça veut dire ça, revue par les pairs ? Ça ne veut pas du tout dire ce qu’on pourrait penser. Ce n’est pas une revue par les pairs des auteurs. Ce n’est pas une revue ouverte, ça n’implique pas la communauté scientifique. En fait, c’est une pré-revue avant publication qui se fait secrètement à l’insu des auteurs. Les auteurs ne connaissent pas ceux qui font la revue. L’éditeur contrôle tout, peut choisir de ne pas montrer certaines revues aux auteurs ou de montrer juste des morceaux de revues. Et essentiellement, l’éditeur se permet d’aller chercher des opinions des personnes qu’il choisit et ensuite de partager des morceaux de ses opinions, etc. C’est un système qui est le contraire de la transparence et qui crée des circonstances où c’est très, très facile d’appliquer un biais ou une censure, de toute évidence. Et comment est-ce que ce système a été mis en place ? Il faut regarder un peu l’histoire de l’industrie scientifique. Ça a commencé avec la… Lors de la Deuxième Guerre mondiale, c’était la première fois dans l’histoire où la science a été financée par l’État en grand et les leaders qui ont dirigé ça, aux États-Unis, c’étaient par exemple des, des leaders au MIT (Massachussets Institute of Technology), qui étaient aussi sur des comités des grandes compagnies comme AT&T, etc. Et eux, ont pris la grande part des contrats. C’était la première fois aux États-Unis qu’on installait ce système de contrats pour faire de la recherche scientifique. Alors le gouvernement américain voulait « leverage » (rentabiliser). Il voulait aller chercher une grande capacité de recherche scientifique. Il voulait chercher, aller chercher donc, tous les chercheurs dans les corporations et tous les chercheurs universitaires dans les grandes écoles Ivy League et ils ont mis en place un financement par contrat très important qui était dirigé par ces personnes-clés qui prenaient le gros de ces contrats. Donc il n’y avait que les universités Ivy League, etc. Et ces gens-là se sont habitués à recevoir cet argent-là. Après la Deuxième Guerre mondiale, il y a eu une période aux États-Unis qui s’appelle, on a penché vers ce qu’on appelle le New Deal, c’est-à-dire on voulait réinstaller la démocratie et dans la période de croissance d’après-guerre, on voulait construire une société plus juste, plus démocratique, etc. Et donc, on a imaginé de reprendre contrôle de la science, du financement de la science et de créer des instituts nationaux qui allaient contrôler comment le financement se fait. Alors les politiciens qui étaient à la tête du New Deal avaient une certaine idée sur comment faire et que ça serait une science responsable aux besoins de la société, etc. Mais les petits amis qui avaient contrôlé les budgets pendant si longtemps pendant la Deuxième Guerre, ils avaient une autre idée. Alors, ils ont fait une contre-offensive – si on veut – et ils ont proposé d’autres types d’institutions. Et pour un peu contrer l’idée qu’il pourrait y avoir, disons, une surveillance par le public, des personnes élues, des membres de la communauté « at large » (en général), dans le sens de la société. Pour éviter ça, ils ont inventé de toutes pièces le système peer review et donc c’était conçu pour que ça ne soit que des scientifiques professionnels, qui sont financés par ces gens-là, qui sont dépendants du financement de cet argent-là, qui seraient les seuls qui feraient la revue des articles de façon secrète, contrôlée par les éditeurs, qui sont les plus choisis par ce système qui profite de cette science.

[Jérémie Mercier] Donc déjà, ce qu’il faut savoir, c’est que ce peer review, donc la revue par les pairs, c’est quelque chose de récent. Ça n’a pas toujours été comme ça,

[Denis Rancourt] Mais c’est ce que j’ai dit. Ça n’existait pas avant la guerre, avant la Deuxième Guerre. Toutes les grandes découvertes d’Einstein ont été publiées dans un journal allemand. L’éditeur, c’était Max Planck. Max Planck avait une philosophie où il ne refusait pas les choses parce que c’était wild ou radical. Il voulait être accusé d’être trop libre versus faire de la censure. Et je peux vous dire que l’article d’Einstein, la relativité, n’aurait probablement pas été accepté sous sa forme telle que soumis avec peer review, parce que c’est un article où il suit vraiment sa pensée. Donc, ce n’est pas écrit dans un style habituel. C’est des idées vraiment très radicales et aussi, ça empiète sur des travaux qui avaient déjà été faits, mais où on n’avait pas vu l’importance des équations, etc. Comme Einstein les a vus, donc il y aurait eu… Les reviewers auraient été en compétition. Il y aurait eu tout une affaire. Ça aurait peut-être découragé le jeune Einstein. Il n’y avait rien de ça, il n’y avait rien de ça. T’écrivais un article, tu l’envoyais à l’éditeur, un chercheur de renom qui voyait une valeur là-dedans, qui publiait pour qu’ensuite, on puisse discuter, puis voir l’impact que ça va avoir. C’était ça le système !

[Jérémie Mercier] Une très grande liberté dans la soumission d’articles scientifiques avant la Seconde Guerre mondiale du coup.

[Denis Rancourt] Tout à fait. Dans la soumission et publication. Donc, il n’y avait pas de normalisation. Il n’y avait pas de censure dans le sens qu’il faut que cela soit des idées qui sont acceptables pour des personnes influentes qui sont secrètes. Il n’y avait rien de ça et donc… D’ailleurs quand Einstein avait soumis un article sur les ondes gravitationnelles à Physical Review, une fois qu’il est, après la guerre, quand il a émigré aux États-Unis. Et on lui a dit qu’il avait eu un rapport d’arbitre, l’éditeur lui envoyait le rapport d’arbitre. Et Einstein a dit  » je ne vous ai pas donné la permission d’envoyer mon article à un expert externe  » – en plus, c’était secret, il ne savait pas qui c’était –  » et sur la base de cet incident, je retire mon article « . Et Einstein n’a plus jamais soumis à Physical Review, qui était le magazine scientifique le plus important pour la physique à l’époque et il l’est toujours d’ailleurs. Donc ça montre à quel point il était choqué par cette pratique et à quel point cette pratique était nouvelle et inhabituelle. Mais c’est devenu la pratique courante. C’était la norme. Tous les journaux le faisaient à partir du moment où ça a été installé aux États-Unis en après-guerre, et non seulement ça, mais ça s’est répandu à d’autres domaines que le domaine scientifique. Maintenant, en sciences sociales, partout, on fait du peer review ce qui est une espèce de non-sens.

[Jérémie Mercier] Et pourtant, ça s’est présenté comme un gage de sérieux et de science de qualité. C’est comme ça. Aujourd’hui, un journaliste qui va parler d’un article, s’il n’a pas été peer reviewed, s’il n’a pas été revu par ses pairs, en gros, il n’a pas de valeur. Par contre, le peer review, c’est la vérité.

[Denis Rancourt] Oui, mais ça, c’est la propagande du système qui justifie son système de censure. C’est juste ça. Quand on dit  » peer review « , ça a une valeur, c’est de la propagande pour justifier une censure par l’establishment. Et une censure très sévère. Et donc le système est un système, en anglais, on dit  » carrot and stick « , je ne sais pas s’il y a une expression équivalente en français-là. Il y a une récompense pour une action.

[Jérémie Mercier] La carotte et le bâton, bien sûr.

[Denis Rancourt] Voilà, ok. Donc, la carotte, c’est le gouvernement, les grandes agences qui financent la science. On a payé pour avoir des octrois scientifiques, des « grants » (subventions), etc. Et on les obtient. Donc on nous donne un financement pour faire la science, pour engager des étudiants, des aides, etc. Ça, c’est la carotte. Ensuite, le stick, c’est le peer review. Parce que si on a utilisé cet argent-là pour faire quelque chose qui n’est pas populaire, qui va à l’encontre de l’establishment, qui est critique de certaines choses qui ont été établies entre guillemets par la science de l’establishment. Eh bien, on se fait dire qu’il y a toutes sortes de problèmes avec l’article, qu’il faut le…, et on ne l’accepte pas. Essayez de le soumettre ailleurs, réécrivez-le en entier, en insistant plus sur telle ou telle chose. On décourage carrément les chercheurs. Quand on se fait critiquer notre article avec toutes sortes de demandes, on met un temps fou à réécrire les choses, à refaire des mesures. C’est vraiment une punition très sérieuse, alors qu’on avait, avec toute une équipe, décidé ce qu’on voulait dire, comment on voulait dire, on avait tout vérifié avant de l’envoyer pour être publié et on se fait dire  » non, ça ne marche pas « . Alors ça, c’est le stick et donc le système marche comme ça. Les dirigeants décident ce qui va être financé, la science qui se fait et la science qui est financée. Et ensuite, si le moindrement on déroge de ce qui est permis de dire, eh bien, on l’attrape au peer review et puis ça finira. C’est ça le système actuel. Ce système où on débat, est-ce qu’il doit avoir autant de censure en science, moins de censure ? Ça suit les mêmes mouvements que dans la société. Ça suit la géopolitique, ça suit l’après-guerre, ça suit… On avance un peu trop, une destruction un peu trop de la démocratie et du contrôle, de sorte à ce qu’il y a des abus scientifiques. Par exemple le développement des pesticides, le DDT et qu’on a… Ce n’est pas des scientifiques qui ont sonné l’alarme la première fois par rapport au DDT et qui ont dit « c’est absolument épouvantable ce que ça fait à l’environnement, ça peut même mettre en danger la santé humaine, etc. » C’étaient des chercheurs qui n’étaient pas scientifiques qui ont écrit là-dessus et qui ont dénoncé ces choses-là. Et à partir de là, il y a eu des nouveaux systèmes de contrôle qui ont été mis en place. Donc, il y a eu, il y a eu toute cette époque-là. En fait, ça suit vraiment ce qu’on pourrait appeler la globalisation et les mouvements géopolitiques. Parce que, l’après-guerre, il y a eu cette période-là où on a débattu comment faire. On a établi le peer review. Ensuite, en 1971, il y a eu la fin de l’époque Bretton Woods. Et ça, c’était le début de la première grande ère de globalisation où l’Amérique dominait vraiment. Et c’est là qu’il y a eu toute cette liberté pour prendre le monde avec AgriFood (lobby de l’industrie agroalimentaire), avec tout ce qui est OGM et avec utilisation de pesticides comme DDT, etc.

[Jérémie Mercier] L’industrie agro-chimique qui commençait à étendre son emprise dans le monde entier.

[Denis Rancourt] À travers la globalisation qui a été accélérée après la fin de l’époque Bretton Woods parce que le dollar américain a été libéré, il était sans limite. Les Américains qui pouvaient imprimer tout l’argent qu’ils voulaient. C’est devenu un outil d’exportation économique et de globalisation très, très puissant, appuyé par les militaires, etc. Donc, ça a donné lieu à toutes ces abus scientifiques. Et la deuxième grande période d’accélération, de nouvelle globalisation hyper globalisation, c’était suite à la dissociation de l’Union soviétique en 1991. Et là, il y a eu tout encore une autre accélération et on a libéré encore plus AgriFood et toutes les nouvelles industries. Et c’est là qu’on a commencé à utiliser des quantités faramineuses de glyphosate qui étaient une substance utilisée à cette échelle-là, qui a des répercussions sur la santé humaine très importantes quand on met ça dans tout. Et donc il y a des abus, il y a certains chercheurs qui essayent de signaler l’importance du glyphosate comme ils ont essayé de signaler l’importance du DDT et ils se font écraser. Ils n’arrivent pas à publier leurs articles et ils n’arrivent pas à démontrer ces choses-là. Et c’est là, à partir de 91 aussi, qu’on a remplacé tous les problèmes qui étaient d’ordre environnemental : DDT, glyphosate, abus de la globalisation par une seule chose qu’on a inventée de toutes pièces à l’époque, et c’était le réchauffement planétaire, le « global warming ». Et moi, j’ai étudié tout l’historique de comment c’est venu à être ça et puis, la base scientifique de ça. Et clairement, c’était quelque chose qui a été initié par une conférence internationale sous l’égide des Nations Unies. Il n’y a que les chercheurs qui voulaient démontrer ça qui ont été financés à partir de ce moment-là. Et tous les autres, les critiques tout ça… ils étaient écrasés, ils n’avaient pas de plateforme pour expliquer leur truc, etc. Ensuite, vers 2005, il y a eu la réalisation par des pouvoirs corporatifs et financiers que ça marchait tellement bien le réchauffement planétaire, l’attrape-tout… ça devenait le seul problème sur Terre qu’on pouvait imaginer une économie du carbone. Et c’est vraiment en 2005 qu’il y a eu comme une espèce de flip (bascule) là où les pouvoirs financiers ont dit « ça y est, on y va pour une économie du carbone ». Et on a vu dans tous les grands médias de masse à travers le monde, en 2005, une montée d’environ un facteur 5 dans les articles qui parlaient de réchauffement planétaire. Ils étaient tous positifs alors qu’avant, il y avait comme un équilibre le pour et le contre, si c’est un vrai phénomène ou pas. Là, tout d’un coup, il y a eu « An Inconvenient Truth » (« Une Vérité Qui Dérange », de Al Gore) qui est sorti, le film documentaire. Il y a eu tout ça qui est arrivé en même temps au milieu des années 2000. C’est le moment où les nouveaux pouvoirs financiers privés à qui on avait donné champ libre pour la globalisation ont réalisé qu’ils pouvaient aller vers une économie du carbone et donc une devise internationale électronique qui serait basée sur le carbone pour remplacer le dollar américain. Parce que le dollar américain est basé sur des choses qu’on doit obliger les gens à acheter avec le dollar américain pour lui donner sa valeur, pour qu’on puisse continuer à l’utiliser comme outil d’exploitation, et la chose principale, c’est le pétrole. Mais le pétrole, le problème, c’est qu’il y en a partout. Il y a maintenant des gaz de schiste partout, il y a du charbon partout et il y a de tout partout. Et il y en a au Venezuela, au Canada, en Russie. Et il n’y a plus moyen de contrôler le prix. Et si le prix est élevé, c’est bon pour le dollar américain. Mais ça fait que les compétiteurs comme la Russie, le Venezuela profitent aussi. Et l’Iran profite aussi de ce prix élevé. Donc, il y a comme une espèce de situation inconfortable avec le pétrodollar comme on l’appelle. Et donc, je pense que c’est une des raisons qu’on veut aller vers une devise qui serait électronique et qui serait à la base du CO2 et du carbone. Tout ça, ça arrive et à travers tous ces mouvements-là, la science est là pour appuyer à 100 %. La science est une industrie qui justifie et qui construit les illusions autour de ces campagnes-là, qui sont des campagnes de globalisation, de contrôle et d’enrichissement. Et le plus récent exemple de ça, c’est le Covid en 2020, où on a décidé que vraiment, là, il y a un problème. Il y a deux problèmes. Le Covid a été instauré, je pense, pour résoudre deux problèmes. D’une part, la Chine se développe trop et on n’arrive pas à prendre la Chine, à contrôler la Chine. Elle reste souveraine et elle se développe. Alors ça, c’est très menaçant. Alors on a changé de tactique. Plutôt que d’essayer de capturer la Chine avec le capitalisme, on a décidé d’isoler la Chine économiquement et donc c’est une vraie bataille. Et la vaccination, ça sert dans une bataille comme ça parce qu’on peut créer des frontières à l’échange sur la base de vaccins et sur la base de maladies, etc. Mais aussi, un autre problème qui menace beaucoup les élites, c’est la démocratie. Les gilets jaunes, Trump, le Brexit, tous les mouvements qui voudraient être plus nationalistes, qui voudraient avoir une souveraineté nationale avec la démocratie dans la nation plutôt que de faire capturer toutes ces institutions par les influences globalistes, si on veut. Et donc cette démocratie-là, il fallait la détruire. Et la meilleure façon, c’est que tout le monde ait peur de mourir et que tout le monde soit dépendant et accepte de se faire vacciner et accepte toutes sortes de contraintes soi-disant de santé, etc. Et donc, on voit à travers tous ces mouvements-là à travers l’histoire, dans l’histoire de ce qui est l’histoire moderne de la globalisation de l’empire – si on veut – on voit que la science, toujours à 100%, appuie exactement les campagnes qui sont mises en place pour contrôler le monde. Toujours, il n’y a aucune exception et donc le peer review…

[Jérémie Mercier] C’est effrayant du coup de voir les choses de cette façon-là, on se dit  » on attend des scientifiques d’être des personnes indépendantes qui viennent montrer la réalité, qui sont les plus objectifs possibles « . Et au final, on a des propagandistes quelque part ou des gens qui sont là pour relayer la propagande internationale sur des sujets fondamentaux.

[Denis Rancourt] Cette idée, cet idéal des scientifiques indépendants, a été mise en place dans beaucoup de pays après la Deuxième Guerre mondiale. Au Canada, on a mis en place the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada. Ils avaient explicitement une philosophie qu’on finance les individus, les scientifiques individus, chercheurs, universitaires et ils ont une liberté de recherche presque absolue. Et c’est à eux donc de trouver, de solutionner des problèmes dans la société, d’être des sonneurs d’alerte, etc. Et tout était basé là-dessus, mais à la longue, après l’âge d’or de cette période-là, donc, les années 50 et 60, etc. On a enlevé ce programme-là dans le système pour donner de l’argent aux universitaires. Il fallait que ça ait une utilité pour les corporations. Il fallait que ça ait une utilité financière pour le pays, etc. Et on a tout enligné l’argent vers ce système-là, très étroit. Mais il reste que même dans le système plus libre qu’on a mis en place au début, il y avait ce système de contrôle par le peer review. Et c’est quand même très important parce qu’on ne se permet pas d’avancer des idées qui seraient considérées radicales par certains de nos pairs. Si on sait que les reviewers vont nous donner du trouble, etc., ça crée, ça participe à créer le côté social de la science où on se préoccupe de comment on va être vu par nos pairs. Ça a renforcé ce côté un peu néfaste et négatif de la science, les grands paradigmes qui deviennent un peu la vérité pendant de nombreuses décennies. Et puis, il faut attendre longtemps avant que quelqu’un ose percer ce paradigme et est-ce que son étincelle va prendre assez pour faire un petit feu pour ensuite changer de paradigme. S’il faut attendre ça, le système de peer review encourage ça, multiplie cette façon que les paradigmes ont de vraiment tenir trop longtemps. Parce que vous savez, la grande majorité des grands paradigmes scientifiques qui ont un impact dans notre société sont faux. Tout probablement, comme ça a toujours été le cas. L’idée qu’on peut aider quelqu’un qui se meurt du cancer en lui injectant un poison absolument effrayant qui tue les cellules dans son corps – la chimiothérapie – l’idée qu’on puisse arriver à ça… Comment est-ce qu’on arrive à ça ? Eh bien, on fait, on utilise en médecine ce qu’on appelle des  » randomized controlled trials  » et on essaie de démontrer un…

[Jérémie Mercier] Je vais le dire en français, des essais randomisés contrôlés.

[Denis Rancourt] La science médicale est basée sur ces essais. Pourquoi ? Parce que l’effet, les bienfaits des médicaments qui sont proposés sont tellement petits comparés à la variation de réponse d’un individu à l’autre, qu’il faut faire une étude comme ça – randomized controlled trial – pour déceler l’avantage moyen parce que les différences d’un individu à l’autre sont trop grandes. Alors déjà, si ça, c’est notre méthode scientifique principale, ça nous dit tout de suite qu’on est en train de chercher des petits avantages difficiles à déceler. Ok ? c’est ça la base de la médecine en ce moment…

[Jérémie Mercier] Alors deux secondes. Si c’était facile à déceler. Quel type d’études il faudrait faire si c’était évident entre guillemets.

[Denis Rancourt] Si c’était évident, il n’y aurait pas besoin de faire du randomized controlled trial. On verrait tout de suite que c’est évident. On arrête de faire ça parce que tout le monde meurt. Ou c’est sûr qu’on adopte ça parce que tous les gens qui ont attrapé cette condition-là sont guéris en deux semaines avec ce médicament. Un point c’est tout. Et puis, tous les médecins le savent immédiatement et puis ça marche. Et quand quelque chose marche, on le sait. Mais quand il faut faire randomized controlled trial une après l’autre pendant des décennies pour essayer de démontrer que la chimio, ça sert dans telles conditions, que ça fait réduire la tumeur comme si c’était la seule chose qui compte, alors qu’il y a des effets secondaires absolument épouvantables, que la qualité de vie est détruite, etc. Mais la médecine est basée sur ces concepts-là. Le problème avec ça, c’est que quand il y a un intérêt financier important pour avoir un résultat, pour pouvoir vendre de la chimio, pour pouvoir vendre des vaccins, pour vendre quelque chose comme ça. Quand il y a un grand intérêt financier dans un système où on fait des randomized controlled trials, ce type de mesure-là, il y a toutes sortes d’avenues pour qu’elles soient biaisées. Dans une mesure comme celle-là où c’est subtil ce que l’on cherche. Il suffit d’appliquer un petit biais quelque part, dans tout le processus de la recherche et on va avoir un résultat positif. Alors, c’est pour ça que John Ioannidis, le grand chercheur épidémiologiste a écrit un article, il y a une décennie maintenant, où il a dit « Why most published research findings are false? » et donc qu’il a fait une analyse.

[Jérémie Mercier] En français : « pourquoi est-ce que la plupart des résultats publiés sont faux ? »

[Denis Rancourt] Oui, il parlait essentiellement de la médecine dans son domaine. Et essentiellement, il a fait une analyse sur la base de la théorie Bayse des statistiques. Il a démontré qu’avec très peu de biais, il faut qu’on s’attende qu’il y ait ce type de biais à différentes étapes. Automatiquement, tous ces résultats doivent être faux, sont probablement sans aucune valeur. Et donc, ça a fait fureur cet article, parmi le groupe de tous ceux qui voient à quel point la médecine est meurtrière parce que la médecine – c’est reconnue maintenant aux États-Unis dans le monde scientifique – la médecine, c’est la troisième cause de mortalité dans les pays développés.

[Jérémie Mercier] Les gens ne savent pas ça en France, ils sont pas du tout au courant de ça en France.

[Denis Rancourt] C’est énorme. C’est énorme.

[Jérémie Mercier] On a présenté la médecine comme quelque chose qui sauvait tout le monde, qui était incroyable, le meilleur système de santé au monde, etc. Les gens ne le savent pas.

[Denis Rancourt] Un des grands domaines en médecine qui est même à peine contrôlé par le randomized controlled trials c’est tout ce qui est les médicaments qui ont un effet psychologique sur la psychologie de la personne. Alors là, il y a vraiment des abus. Les psychiatres ont champ libre, c’est vraiment, c’est le Far West, là, c’est épouvantable. Et ça, ça tue bien des gens qui se suicident, ça a des répercussions énormes. Il y a aussi tout ce qui est les médicaments qui traitent les symptômes associés à un risque. C’est quand il faut comprendre, là. Ok, on ne comprend pas la maladie. On ne comprend pas la cause de la maladie, mais on peut mesurer l’occurrence de la maladie et on peut mesurer des choses secondaires qui sont associées à la maladie. Comme par exemple quelqu’un qui a une condition cardiaque est plus souvent obèse, etc. Donc, c’est une condition associée. À partir de là, on traite le symptôme ou la condition associée. Dans l’exemple classique, c’est la haute tension. On ne se demande pas pourquoi est-ce que la personne a de la haute tension. On ne se demande pas, est-ce qu’elle a de la haute tension ? Est-ce que c’est la même cause de la haute tension et de la condition cardiaque ? Non. On développe un soi-disant médicament qui réduit la tension. C’est absolument épouvantable. Et après ça, on se base sur des études, randomized controlled trials, pour savoir si ça a vraiment aidé. Donc on va chercher des effets subtils, là où il y a plein de possibilités de biais et on conclut que ça doit aider donc là, de façon générale, on va prescrive ça parce qu’il y a cet avantage. Alors il y a tout ce qui est traiter les symptômes, il y a tout ce qui est  » tester pour tout « . Chercher des micro débuts de cellules cancéreuses un peu partout, etc. On va traiter pour tout, pour détecter parce que cancer-là – cancer, ça veut dire vente de chimio, vente de médicaments, implication de l’industrie médicale, et donc on va surtester. Il y a maintenant des études très détaillées par quelques chercheurs qui ont un sens éthique fort, qui ont démontré que, par exemple, tester trop, ce n’est pas une bonne chose parce que le résultat, c’est qu’on traite trop ensuite. Et ça, c’est néfaste. Bon…

[Jérémie Mercier] C’est ça, c’est le surdiagnostic et le surtraitement qui en découle que j’ai présenté notamment sur le cancer du sein et le cancer de la prostate qui sont les plus visibles voilà, notamment.

[Denis Rancourt] Il y a vraiment… C’est vraiment grave et la médecine est vraiment une science qui est allée beaucoup trop loin et là, il faut, il va falloir trouver comment ramener ça. C’est rendu absolument aberrant. Et ça, ça s’accroche à la psychologie des gens et à la peur des gens et qu’ils n’ont pas moyen d’en sortir.

[Jérémie Mercier] J’ai une question que quelqu’un a posée dans le tchat-là : « est-ce qu’il y a des revues qui vont à l’encontre de ce système peer review et qui donnent plus de liberté justement pour faire sortir des études scientifiques de qualité, mais qui ne seraient pas censurées du coup ». Est-ce que ça existe ?

[Denis Rancourt] Oui, absolument, absolument. C’est un problème qui est connu par bien des gens. Et il y a par exemple les journaux qui s’appellent Plos et qui sont de ce type-là. Mais ils sont capturés de plus en plus, ils adoptent à la mesure qu’ils appliquent et qu’ils deviennent plus grands et qui sont financés – je ne sais pas par qui – ils adoptent de plus en plus des méthodes qui ressemblent aux autres journaux. Donc ils se font capturer et seuls ceux qui ne sont pas capturés, sont petits et sans effet et sont considérés par les doyens d’universités, etc., comme étant secondaires. On n’a pas le même statut que si on arrive à publier quelque chose dans  » Science  » ou dans  » Nature « . Donc ça reste un petit phénomène, donc c’est des activités où on fait des choses par principe. Mais dans le vrai monde économique et de l’avancement des carrières des scientifiques, ça n’a pas vraiment d’impact.

[Jérémie Mercier] Tu disais, il y a des doyens d’universités, etc., qui mettent en avant ces revues et c’est la même chose du côté des journalistes. Parce que moi, je pense aussi aux personnes qui n’ont pas accès aux revues, qui ne lisent pas les revues scientifiques et qui vont justes avoir le message qui vient des médias, des médias traditionnels qui vont toujours mettre en avant les études qui sortent dans les revues à comité de lecture, donc les peer reviewed et complètement ignorer ce qui n’est pas dans les revues à comité de lecture. Une censure de base et donc une poursuite de la propagande qui sort du champ strictement scientifique pour aller vers le citoyen lambda par les médias.

[Denis Rancourt] Ce n’est jamais strictement scientifique, ça, on est d’accord là-dessus. Il n’y a rien qui est strictement scientifique. Mais oui, il y a aussi une hiérarchie de statut, il y a une hiérarchie du statut, Science et Nature certaines sont en haut de l’échelle, en médecine, The New England Journal of Medecine, etc. Donc il y a… Les gens sont… L’humain est très sensible au statut, le statut social et ça guide beaucoup nos actions, nos pensées, nos interprétations. Et c’est la même chose avec ces journaux scientifiques-là. On parle dans les médias de quelque chose qui est sorti dans Science et Nature. On ne parle pas de quelque chose – qui est très rarement – des choses qui sortent dans les journaux spécialisés. Moi, j’ai souvent vu des articles dans Science et Nature qui rapportaient des résultats qui étaient faux, mais qu’on voulait entendre, que les éditeurs voulaient entendre, que les éditeurs poussaient ces trucs-là et qui étaient défaits complètement en détail dans des journaux spécialisés. Mais là, on n’en parle pas. Les médias ne parlent pas de ces articles-là. J’ai vu par exemple un article très célèbre dans Science qui a prétendu établir que l’augmentation de CO2 faisait en sorte qu’il y avait plus de feux de forêts en Amérique du Nord, par exemple. Mais en fait, la façon qu’il mesurait les feux de forêts a changé à travers le temps. Au début, on était dans des tours et on cherchait de la fumée en regardant. Alors qu’on est allé vers les satellites et ensuite, il y a eu des avancées techniques importantes dans les satellites, dans la détection de satellites. Quand on a mis de l’infrarouge, on pouvait voir les flammes sous le feuillage, par exemple. Et donc, ils comparaient la fréquence de feux de forêts à différentes périodes avec différentes technologies. Et plus la technologie avance, plus on les voit ces feux de forêts et plus il y en a. Et donc, ils faisaient un graphique et ils reliaient ça au CO2, à l’augmentation de CO2. C’était complètement fou. On ne pouvait pas faire cette conclusion-là. Et ça, ça a été détaillé dans un article spécialisé. Il y a des spécialistes dans le domaine qui ont tout expliqué ça en détail. Ça a fait rien. L’article dans Science a été cité partout. Ils en ont parlé dans les médias, partout, et c’est devenu le point de repère. Il y a plus de feux de forêts parce qu’il y a du CO2 dans l’atmosphère, il y a plus de CO2 dans l’atmosphère, alors que c’est faux. Il y a toujours eu des feux de forêts. Là, tu es embarqué dans les feux de forêts, mais le moment où on a arrêté, on a commencé vraiment à avoir moins de feux de forêts, c’est quand on a… C’est quand il y a eu un développement humain qui a fait des routes entre les segments de forêts, etc. Ça a eu un impact important, début des années 1900, là. Et après ça, et à partir de là, il y a eu moins de feux de forêts que partout avant dans l’histoire, etc. Etc. On peut faire vraiment l’histoire de ça et montrer à quel point ce qui a été publié dans Science était complètement faux.

[Jérémie Mercier] Et pourtant, c’est toujours la référence.

[Denis Rancourt] C’est la référence.

[Jérémie Mercier] Ça n’a pas été rétracté, ni rien.

[Denis Rancourt] On n’arrive, on n’arrive pas à s’en sortir. Les gens vont toujours maintenant dire ça, c’est le paradigme, c’est le paradigme et c’est faux sur toute la ligne. J’ai fait une recherche là-dessus. C’est faux sur toute la ligne. Bon, il y a plein d’exemples comme ça et c’est toujours les grands paradigmes qui sont faux. C’est toujours lié au pouvoir, à la géopolitique et aux profits, à l’exploitation, toujours et voilà. Et la science sert à ça. Mais il reste que si on est scientifique, on peut lire quelque chose et savoir si ça a une valeur. Si on connaît les statistiques, si on connaît les méthodes de mesure en science, si on connaît la méthodologie qui a été utilisée, on peut faire une critique de ce qui nous est proposé dans ces journaux-là qui sont très biaisés. Ok. Et moi, j’ai commencé à regarder les articles dans les revues de marque en médecine qui prétendent avoir démontré l’efficacité des nouveaux vaccins Covid. Ok. C’est absolument ahurissant à quel point ces articles-là n’auraient jamais dû être publiées sans qu’il y ait une exigence, que l’éditeur exige que toutes les données soient rendues publiques. C’est inadmissible ce qui a été fait parce que les résultats sont tels qu’on ne peut pas savoir si c’est réaliste ou si c’est valable sans savoir les détails. Ok. Je peux, je peux vous expliquer un peu à quel point ces études-là sont fausses si vous voulez. Voulez-vous qu’on aille dans cette direction-là ?

[Jérémie Mercier] Absolument. Et moi, ça, ça me fait… Je veux juste rappeler ça à nos auditeurs. Vous vous souvenez sans doute de toutes ces études dont les résultats ont été mentionnés dans tous les journaux télévisés, les radios en disant tel vaccin c’est 99 % d’efficacité, tel autre c’est 97%, enfin, c’étaient toujours des chiffres…

[Denis Rancourt] C’est plus comme 95 %, je pense.

[Jérémie Mercier] Je ne sais plus. Enfin, en tout cas, c’étaient des chiffres très élevés, on se disait alors là, c’est vraiment… On est sauvé, ça y est, c’est la fin de la crise Covid grâce aux vaccins qui arrivent. Qu’en est-il réellement ?

[Denis Rancourt] Ok. Alors il fallait voir qu’est-ce que c’est que ce 95 % ? Pfizer a réclamé ça, ils ont mis ça dans un comité de presse. Puis éventuellement, ils ont fait publier dans un journal dans le New England Journal of Médecine l’étude où ils prétendaient avoir démontré qu’il y avait une efficacité de 95 %. Oui, c’est là, voilà. Et là… Bon, ok. Premièrement, regardez la section  » METHODS  » puisque c’est à l’écran, là, regarder la première ligne de la section  » METHODS  » :  » In an ongoing multinational, placebo-controlled, observer-blinded « . Ok. Qu’est-ce que ça veut dire  » observer-blinded  » ? Ça veut dire… Ça ne veut pas dire qu’on s’est arrangé pour que le patient ne sache pas s’il était vacciné avec le placebo ou versus le vrai vaccin. On n’a pas fait particulièrement attention à ça. Ça ne veut pas dire non plus dans le cas de ces études-là – il y en a eu plusieurs comme ça – que la personne qui injectait – le patient ne savait pas si c’était le vrai vaccin ou le placebo – en fait, la plupart du temps, le pharmacien qui faisait l’injection savait lequel était lequel. Alors ce n’était pas une  » blind study  » du tout,  » observer-blinded « , ça veut simplement dire que les participants ou les chercheurs engagés qui questionnaient les sujets à savoir s’ils ont des symptômes, à savoir comment ils se sentent, etc. Eux ne savaient pas s’ils avaient reçu – donc ça, c’est les  » observers  » – s’ils avaient reçu le vaccin ou pas. Mais quand on regarde en détail, là. D’abord, il y a deux types d’erreurs. Moi, j’en ai regardé plusieurs de ces articles-là, là. Soit on ne dit pas exactement ce qu’on veut dire par  » observer-blinded « . Ok, on laisse ça au cobaye ou on le dit et on est explicite que le pharmacien savait ce qu’il injectait. Mais je m’excuse, mais on est dans le milieu d’une pandémie. Tout le monde veut être sauvé. Les gens se proposent pour être des sujets. Ils veulent recevoir le vrai vaccin et pas le placebo et la personne qui l’injecte sait ce qu’il est en train d’injecter. Imaginez, écoutez, l’être humain a une capacité énorme à détecter le body language, les communications, tous les signes possibles. Et le pharmacien aussi veut, veut peut-être communiquer ça, va faire plus attention pour des effets secondaires la personne qui reçoit si jamais il y a eu un suivi fait par la même personne, etc. Il y a plein de raisons que le pharmacien qui injecte ne peut pas savoir ce qu’il injecte dans une étude avec placebo, ça n’a aucun sens. Et donc, ils l’admettent dans certaines, dans certaines de ces études-là et dans d’autres études comme celle-là, par Pfizer, ils n’expliquent même pas ce qu’ils veulent dire, alors qu’il y a des articles de méthodologie scientifique qui expliquent que quand vous parlez de  » blinded « , vous devez expliquer en détail ce que vous voulez dire et voici toutes les possibilités, qui est blinded, comment est-ce qu’ils sont blinded ? Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Vous devez mettre un tableau et vous devez l’expliquer en détail. Ça, c’est notre recommandation, les comités scientifiques l’ont recommandé. On lit cet article dans le top journal. Ils ne font rien de ça, ils ne nous expliquent pas ce qu’ils veulent dire. Première chose, dans la première ligne. Ok. Tout est comme ça. C’est une étude qui est financée entièrement par Pfizer. Si on va à la page 2, ils disent Pfizer était responsable pour écrire l’article. Carrément, carrément. Ok. Tous les chercheurs qui sont là – il y en a une vingtaine, une trentaine – est-ce qu’ils ont intérêt à dire que… Est-ce qu’ils ont intérêt, ces chercheurs-là, à dire que finalement, tout cet effort pour développer un vaccin, ça n’a pas été utile ? Je ne pense pas. Je pense qu’ils ont un intérêt dans l’autre sens. Ok. Bon, ça, c’est la question du  » blinded  » mais c’est une petite question comparée au reste. Ils ne rapportent jamais que la réduction du risque absolu est d’environ 1 %. Ok, ça ils ne le mentionnent pas. Mais le 1 %, ça peut être important comme réduction si le taux d’infection est d’environ 1 %. Alors, il faut se poser la question dans l’étude, là, ils… Ce qu’ils font dans l’étude, c’est que, ils choisissent au hasard, deux groupes – disons qu’il y en a 10 000 environ dans chaque groupe – et ils injectent le vaccin dans un groupe. Ils injectent le placebo qui est de l’eau salée dans l’autre groupe. Et là, ils attendent 7 jours, ils s’assurent qu’ils n’avaient pas été infectés avant. Ils attendent 7 jours et à partir de 7 jours, ils essaient de voir si le Covid se développe. C’est ça l’étude. Si le Covid se développe, ils enregistrent ça comme une des personnes dans un groupe ou l’autre qui a eu le Covid. Alors la façon de démontrer que le vaccin fonctionne, c’est qu’il y ait plus de personnes qui ont reçu le placebo qui développent des symptômes, c’est plus de 7 jours plus tard. Mais on ne mesure les symptômes que pendant le temps de l’étude. On va suivre ces personnes-là pendant un mois ou deux, pas plus. Alors là, on va demander quelle fraction des gens ont développé le Covid pendant cette période relativement courte de temps. Et ils trouvent qu’un grand nombre de personnes qui recevaient le placebo a développé le Covid. Comparable à la quantité totale de personnes sur toute la planète qui auraient eu le Covid dans toute la période de la pandémie. Ok. En d’autres mots, ils trouvent un chiffre très grand, ce qu’on appelle en anglais des attack ratio, ils trouvent un attack ratio qui est de l’ordre de 1 %, pour la courte période pour laquelle ils ont mesuré. Il faut se demander : «  Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ? Qu’est-ce que c’est possible qu’ils aient fait ça ? Comment c’est possible qu’il y ait un si haut chiffre ? »

[Jérémie Mercier] Que le hasard a bien fait les choses, entre guillemets. Tout d’un coup, tous ceux qui ont eu le placebo… Enfin, beaucoup de ceux qui ont reçu le placebo se retrouvent positifs à un Covid. C’est ça ?

[Denis Rancourt] Oui. Et là, il faut demander comment est-ce qu’ils ont établi qu’ils avaient le Covid ? Ok. Alors là, ils donnent une liste de 12 symptômes possibles : on tousse un peu plus souvent maintenant que la semaine dernière, par exemple, sur un même temps. Ok. Il y a comme ça une douzaine de symptômes. Il suffit que le  » observer  » ait noté qu’ils ont un de ces symptômes-là, un seul des symptômes. Et qu’il y ait un test PCR qui soit positif et test PCR fait comment ? Fait par la méthode telle que recommandée par le CDC à l’époque. En d’autres mots, on sait très bien maintenant, ça a été démontré en long qu’en large que ce test PCR vaut à peu près rien. Ça vaut à peu près rien. Ok, ça ne veut rien dire, en gros, ok, dans bien des cas. Et donc, un symptôme et un test PCR étaient comptés, comme avoir eu le Covid dans la période de l’étude. C’est facile de monter des cas de Covid, là. Et maintenant, est-ce que dans la façon que l’étude a été faite, est-ce que c’est possible que les observateurs aient été biaisés pour voir plus de cas de Covid dans les personnes qui avaient reçu le placebo versus celles qu’ils n’avaient pas ? C’était une bonne question. Ou une autre façon, une autre question qu’on doit poser est la suivante : « est-ce que c’est quand même un petit nombre de personnes qui ont développé le Covid ? Est-ce que ceux qui ont développé le Covid, par accident, on a choisi des personnes qui aussi étaient à plus haut risque d’être infectées par le Covid ? Par exemple, des personnes obèses. » C’est des études qui ont été surtout faites aux États-Unis. On sait très bien, ça a été établi par des études scientifiques que l’obésité est un facteur qui est hautement associé avec une vraie infection Covid. Bon, comment est-ce qu’on fait pour vérifier si le choix a donné lieu, si les personnes infectées étaient des personnes à haut risque à cause de leurs traits personnels ? Ok. Comment est-ce qu’on peut savoir ça ? Eh bien, il faut que vous nous disiez toutes les données sur tous les patients ? Combien de symptômes ils avaient ? C’était quoi le test qu’ils ont fait ? Quand est-ce qu’ils l’ont fait ? Quand est-ce qu’ils l’ont attrapé ? Quelles étaient leurs conditions de santé ? Quels étaient leurs statuts physiologiques ? Etc. Il faut tout savoir. Dans une étude où on a juste une centaine de personnes qui sont infectées, il faut aller voir ça en détails. Surtout quand le résultat positif de la valeur du vaccin dépend du fait qu’il y a plus de gens avec le placebo qui ont été infectés, soi-disant. Il faut, il faut comprendre que dans le passé, quand on faisait des études sur l’influenza – la grippe – il fallait que la personne soit carrément malade avant qu’on dise qu’elle, elle a le truc. Ok, on ne faisait pas une liste de 12 symptômes puis de dire il suffit d’en avoir un avec un test PCR. Jamais on faisait ça avant. Toutes les études depuis plusieurs décennies, quand on veut voir si quelqu’un attrape plus la grippe que quelqu’un d’autre à cause du stress, les études du professeur Cohen aux États-Unis, par exemple, eh bien, il fallait que la personne soit malade, cliniquement malade avant de dire  » elle, elle l’a attrapé « . Il n’y a aucune maladie, absolument, à peu près aucune maladie clinique, là, dans cette étude-là. C’est tout un jeu avec des symptômes et un test PCR. Quelle valeur est-ce que ça a ? Surtout quand le attack, la fraction de gens qui ont été infectées dans cette courte période de temps est si élevée ? C’est anormal. Comment ça peut arriver ?

[Jérémie Mercier] Présentée comme ça, ça paraît juste complètement bidon, l’étude de Pfizer sur son vaccin, là.

[Denis Rancourt] À mon sens, c’est complètement bidon. Et étant donné que c’est complètement bidon, même à vue d’œil, au minimum, les éditeurs auraient dû insister : « Écoutez, on va peut-être publier votre rapport parce que c’est important et puis, c’est urgent, là, mais vous allez, vous allez nous mettre sur notre site web toutes vos données, vous les avez vos données, vous les avez les spreadsheets, Excel, les databases. Si vous ne les avez pas, vous n’êtes pas en mesure d’écrire l’article. Donc, vous l’avez regardé et vous savez, ces mesures-là, vous mettez ça tout de suite accès public immédiat. Et puis là, on va voir. Là, les chercheurs vont se pencher là-dessus pour aller voir ce que vous avez fait ». Ils auraient pu insister là-dessus. Immédiatement, ça devrait être une condition. Ça, ce n’est pas du peer review, ça, c’est un principe fondamental de la science. Il faut que les gens puissent vérifier votre travail et donc, dans des cas où ce n’est pas des mesures physiques simples comme ça peut être le cas en physique, souvent on fait des mesures en laboratoire, on fait un graphique avec les mesures en fonction de je ne sais pas quel paramètre. On n’a pas besoin de mettre des données en appendice, là. Le graphique, c’est les mesures, un point c’est tout. Mais là, c’est des études où tout est dans les détails. Tout est caché dans cette montagne de données et on ne donne jamais accès à ces données-là. Il faut que des chercheurs spécialistes se battent pour avoir accès et quand on a accès, c’est parce que Pfizer a osé nous le donner. Pfizer décide sous quelle forme ils vont le donner au CDC et ils écrivent un rapport spécialisé parce que le CDC a fait une demande polie pour obtenir un peu plus d’informations, donne ça au compte-goutte, rapport après rapport. Toujours un rapport, je dirais « massaged » (maquillé) en anglais, qui est vraiment là  » ok, on te donne un morceau « . Non, non, non. Vous voulez écrire un article comme ça dans le top journal ? Vous voulez affirmer que vous avez 95 % d’efficacité, c’est-à-dire qu’une personne qui est vaccinée a 95 % de chances de moins d’avoir le Covid que quelqu’un qui ne l’est pas. Vous voulez affirmer ça ? Montrez-nous toutes vos données. Ça, c’est une règle de base en science, donc ce n’est pas de la science.

[Jérémie Mercier] C’est ça. Je pense que c’est ça qu’il est important de comprendre c’est que, ce qui est présenté comme de la science par des scientifiques et par les grands médias, eh bien, ça ne peut être que de la propagande. Mais ce n’est pas de la science. Il faut vraiment faire la distinction. Ça demande un travail, ça demande des compétences pour avoir un esprit critique et pour pouvoir analyser les études qui sortent. Mais ce travail est nécessaire et aujourd’hui, il n’est quasiment pas fait, ou en tout cas pas médiatisé.

[Denis Rancourt] Sur le  » peer review « , c’est un instrument qui a été inventé de toutes pièces pour contrer la démocratie, pour ne pas permettre un contrôle démocratique de la science et du financement de la science. Ça a été inventé de toutes pièces, ça a été adapté à travers le monde et c’est devenu la norme. Mais il y a plus de problèmes que juste ce fameux  » peer review « . Le peer review, en soi, c’est un instrument ingrat. C’est dégueulasse. Moi, j’ai écrit plus d’une centaine d’articles, donc je l’ai subi plusieurs fois ce peer review, c’est absolument épouvantable. On ne sait pas qui a écrit ce rapport absolument outrageux à propos de notre travail. On ne sait pas quels sont ses motifs. On ne sait pas quel compétiteur ça peut être. On ne sait pas pourquoi il y a quelque chose dans notre article qui les a vraiment dérangés. Puis, ils ont décidé d’écrire un rapport d’arbitre très, très négatif. On ne sait pas pourquoi, et donc il faut passer des semaines à écrire une explication que la critique n’a pas de valeur. Ils ont mal compris, que ce n’est pas vrai ce qu’ils avancent, etc. C’est vraiment pénible et tout se fait en secret. On ne peut même pas savoir à qui on parle et on ne peut même pas savoir si l’éditeur va montrer notre réponse à cet arbitre ou va aller chercher un autre arbitre. On ne sait pas ce que l’éditeur va faire. On est à la merci totale de l’éditeur qui, lui aussi peut-être, n’aime pas notre article. Et c’est peut-être pour ça qu’il a choisi de l’envoyer à des personnes qu’il savait, qui allaient être très critiques. Ok. On ne sait rien de ça, là, on est à la merci. Notre carrière dépend de pouvoir publier dans des journaux scientifiques et on est à la merci d’un processus absolument épouvantable comme ça. Alors qu’on pourrait juste publier notre article sur l’internet et de plus en plus de chercheurs font ça, mais c’est difficile parce que ça fait mal à la carrière. Ils mettent ça à l’internet et là, c’est vraiment les pairs qui, ouvertement, vont faire des commentaires. Qui ouvertement vont dire  » je pense qu’il y a une erreur ici ou je ne suis pas d’accord avec l’interprétation de cette équation « , etc. Ça, ça implique la communauté scientifique et ça, c’est de la science. Tu communiques, tu discutes, tu changes ton idée, tu dis  » oui, j’ai fait une erreur, j’ai corrigé mon calcul, voici « , ça fait partie du truc, ça.

[Jérémie Mercier] Le débat permanent, les questions, l’échange, la communication, qui manquent aujourd’hui.

[Denis Rancourt] Il y a des erreurs scientifiques qui ont été faites par des grands chercheurs qui ont beaucoup informé la science, qui ont donné une toute autre ouverture, une toute autre façon de voir les problèmes. Ok. C’est très important les erreurs et c’est important qu’elles soient publiées aussi les erreurs.

[Jérémie Mercier] J’ai une question pour toi de Dany qui demande : « Denis, publiez-vous toujours ? »

[Denis Rancourt] Oui, je publie sans cesse, constamment et librement à l’internet. Quand je veux, où je veux et je n’ai plus le temps, je n’ai plus de temps à perdre. Je n’ai pas besoin d’avancer ma carrière. Je n’ai pas de temps à perdre avec les journaux scientifiques qui vont faire ce cirque avec le peer review. Si je publie quelque chose et que ça a de la valeur et que les chercheurs de l’establishment ne veulent pas en parler et ne veulent pas les citer. Tant pis, je peux rien faire pour ça. Mais on peut voir que je l’ai publié. On peut voir où je l’ai publié et à quelle date. Donc, éventuellement, ils risquent de se faire attraper. Mais non. Moi, je ne joue plus ce jeu-là, je refuse. Mais il y a plus de problèmes en science que juste le peer review. Moi, je voudrais, je voudrais dire en gros, c’est quoi les problèmes ? Le financement de la science est le plus gros problème. C’est ça qui dirige, là, ce qui est permis et veut / veut pas. Si on est financé, on a un statut et si on n’est pas financé, on a zéro statut en tant que chercheur. Et qui décide ? Et comment ils décident quels sont les domaines qui vont être financés ? C’est tout décidé par les personnes au pouvoir, par des intérêts géopolitiques, corporatifs, etc., première chose. Deuxième chose, les journaux scientifiques eux-mêmes sont complètement capturés, il y a à peu près pas – même, même les journaux des associations nationales pour l’avancement de la science suivent le même modèle, sont dirigés par les mêmes personnes, qui ont les mêmes intérêts, donc les grands journaux scientifiques, sont capturés. Ça, c’est épouvantable. La recherche médicale est entièrement capturée par Pharma. Il n’y a aucun doute, c’est le seul qui finance la recherche. Une étude comparative des effets secondaires des médicaments ou des effets, des bienfaits de médicaments. Tout ça, ça coûte très cher. Il faut collaborer avec les grands hôpitaux. Il faut qu’il y ait des employés à n’en plus finir. Il n’y a que la Pharma qui finance ça. Ça veut dire que toutes les études qui pourraient nous informer sur le bienfait des médicaments est financée par la Pharma. La même entité qui veut faire de l’argent avec ces mêmes médicaments-là. C’est grotesque, c’est grotesque, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas d’argent public qui est utilisé pour vérifier les résultats de la Pharma.

[Jérémie Mercier] C’est incroyable.

[Denis Rancourt] Il n’y a pas d’argent public qui a été utilisé pour vérifier l’efficacité de façon objective des médicaments et l’efficacité comparative de cette grande multitude de médicaments qui sont approuvés, là, constamment. Il n’y a pas d’institut mené pour l’intérêt public qui va aller vérifier ces choses-là. Les écoles professionnelles de médecine et même de sciences sont complètement capturées. Le curriculum lui-même est capturé par l’idéologie de la Pharma, l’idéologie de la science qui sert l’État, qui sert l’intérêt de la globalisation. Les curriculums sont épouvantables. Je veux dire, juste donner un exemple, là, pour ce qui est de la santé de l’individu. C’est bien connu en sciences, en anthropologie et en sciences animales que le plus grand déterminant de la santé individuelle de l’animal, c’est sa place dans la hiérarchie de dominance dans les sociétés. C’est le facteur dominant pour la santé de l’individu, à savoir comment souvent il va être malade, combien de temps il va passer à être malade et à quel âge il va mourir. Il n’y a rien de ça. Le bienfait psychologique est à peu près la chose la plus importante. Ça se rattache à la dominance parce que si on se fait écraser constamment, on est psychologiquement écrasé, mais tout ce qui est notre santé psychologique, c’est-à-dire est-ce qu’on sent qu’on est en contrôle de notre vie ? Est-ce qu’on sent qu’on est utile, qu’on a votre place dans la société, qu’on est valorisé à travers notre travail, à travers nos actions ? Et est-ce qu’on sent qu’on a de l’influence ? Tout le bienfait psychologique, qui est compris de plus en plus par les psychologues. C’est un des grands facteurs de la santé, grand, grand, dominant. Il n’y a rien de ça qui est vraiment traité dans ce qu’on appelle la médecine. Ok. Ça donne une petite idée à quel point la médecine-là, c’est une industrie, c’est absolument… C’est épouvantable. Et un autre problème avec la science, c’est que, ça n’attire plus les individus qui sont radicaux, qui veulent tester les limites, les sonneurs d’alertes. Ça n’attire plus tellement ces gens-là. Ça attire plutôt des gens qui veulent avancer leur carrière comme ils feraient dans n’importe quelle autre discipline, que ce soit avocat ou médecin. Il y a de moins en moins de jeunes qui se lancent en sciences et ils seraient découragés de toutes façons, ce qui fait que ça fait un monde de suiveux. Et ce monde de suiveux, ce qu’ils font, c’est qu’ils sont à la recherche de ce qu’on appelle en anglais les  » hot topics « . Ils sont à la recherche de ce qui est à la mode parce que si c’est à la mode et on écrit un article là-dessus, les gens vont parler de notre article. On a plus de chances d’être vu, d’être reconnu dans la société, dans notre, dans notre société de scientifiques, etc. Donc, on est à la poursuite des  » hot topics « , que ce soit des hot topics qui soient créés spontanément, par juste les chercheurs qui en trouvent ou que ça soit des  » hot topics  » qui soient injectés par les pouvoirs habituels, les financiers et autres. Mais on est, on ne cherche que ça versus on est à la recherche des  » hot topics  » et puis, de se faire un nom versus à la recherche de trouver la vérité et de critiquer les choses qui ont été faites qui tout probablement ont des erreurs. Avant, le chercheur voulait se faire un nom en prouvant que certaines choses qui étaient établies étaient fausses. C’était ça, toute la beauté de la science. C’était que tout pouvait rentrer dans un domaine et trouver des erreurs et innover, et donc améliorer et faire avancer les connaissances en trouvant des erreurs. C’est l’aspect le plus puissant en science, c’est qu’on peut trouver des erreurs. On a une méthodologie qui permet de vraiment prouver quand quelque chose est faux. On ne peut pas trouver, on ne peut pas prouver que c’est vrai mais on peut prouver que c’est faux. Et tout ce côté-là de la science est éliminé quand ça devient juste une industrie qui pousse pour le contrôle et qui sert le pouvoir.

[Jérémie Mercier] Est-ce qu’il y a une solution pour sortir de cet état de fait ? Ou est-ce que ça dépend donc des soubresauts géopolitiques ? Et il faut attendre que ça passe, cette…

[Denis Rancourt] Non, il ne faut pas attendre, il ne faut pas attendre, il faut y travailler. Tous ceux qui sont conscients de ces problèmes et qui veulent s’y mettre doivent faire ce qu’ils peuvent, ça c’est sûr. Ils doivent essayer d’avoir une influence, ils doivent essayer de faire changer les choses. Et c’est cette espèce de bouillonnement de tous les gens qui veulent faire changer les choses…  Quand les conditions changent, ces gens-là qui peuvent avoir un peu plus d’influence, etc. Mais dans une société humaine en général, il y a deux types. Les gens qui déterminent les règles, qui établissent les politiques peuvent être motivés, sont motivés par deux pôles. Il y a deux pôles de motivation – si on veut – un des pôles de motivation, c’est de changer les lois et les règles de sorte à avantager de plus en plus l’élite et son propre groupe, sa propre classe et indépendamment des conséquences. Il y a un pôle de motivation qui est celui-là, on veut juste profiter et on veut aussi rester en contrôle. On veut rester « on top » (au sommet). On veut être les patrons du monde et c’est notre priorité. Et ça, c’est un pôle de motivation parmi ceux qui déterminent les politiques. Un autre pôle de motivation, l’autre pôle contraire – si on veut – c’est le pôle de motivation qui veut faire des lois et des politiques qui vont justement nous protéger contre cette pathologie qui nous mène directement vers le fascisme, cette pathologie. Ok. Donc, l’autre pôle de motivation, c’est de créer et de stabiliser la démocratie, la société, de sorte à être protégé contre ces excès-là et de sorte à toujours ramener, de sorte à ce qui ait des systèmes de contrôle, des systèmes de vérification, des systèmes pour contrebalancer ce pouvoir exagéré qu’ont les classes supérieures. Il y a eu des grands hommes politiques pendant le New Deal, par exemple aux États-Unis, qui ont vraiment essayé de mettre en place ce type de système-là. Je pense que la Constitution américaine a été créée avec cet esprit-là, de créer une stabilité dans une sorte de démocratie et de sorte à ce qu’on ne puisse pas, avec un pouvoir externe ou corporatif ou financier, prendre le dessus et nous amener vers un fascisme corporatif. Et donc, il y a ces deux pôles de motivation et ils sont toujours en conflit. Il y a toujours de la corruption. Il y a toujours des gens qui sont prêts à sacrifier la société pour nous amener vers un état plus fasciste. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’État fasciste n’est pas stable. Ça fait trop souffrir trop de gens et ça va donc s’effondrer, et c’est moins efficace aussi. Ce système fasciste est corrompu et exploite ou utilise moins bien la créativité humaine et va être dépassé par un système où la créativité humaine peut vraiment faire profiter toute la société. Donc, il n’est pas stable et on voit ces mouvements-là dans le monde, on voit ces mouvements-là. Donc ceux qui veulent stabiliser une société productive et équitable avec beaucoup de strates dans la société où tout le monde a son rôle et tout le monde a un rôle à jouer, ça, c’est une société qui peut être stable longtemps, mais il y a toujours cette tendance pour aller vers le fascisme. Il y a même un article récent théorique de la structure des sociétés qui a démontré des effets dont je parle, un article de physique théorique qui a démontré ça à partir des prémisses de base sur comment la société est interconnectée, etc.

[Jérémie Mercier] Ça veut dire que quelque part, si je comprends bien, il y a un mouvement de balancier entre des tentatives de société totalitaire fasciste et quelque chose de beaucoup plus démocratique qui est un aller-retour assez régulier dans l’histoire, c’est ça ?

[Denis Rancourt] Dans une société en santé, les écarts vers les deux pôles ne sont jamais très grands parce qu’on corrige tout de suite. On ne permet pas que les personnes les plus puissantes ne payent absolument pas de taxes, aient tous les avantages, ne subissent pas les mêmes lois, puissent permettre des crimes… On contrôle et on ramène et on ramène et on ramène, et c’est le rôle habituel du Parlement et des représentants élus, etc. Et donc, dans une société démocratique qui fonctionne, on ramène toujours ces effets-là. On ne va jamais très loin, mais dans un système où les politiciens sont de plus en plus achetés, l’influence est de plus en plus grande et les tentacules sont un peu partout, dans toutes les institutions. Mais là, on peut avoir ce qu’on appelle un runaway (système hors de contrôle), où vraiment, on va très rapidement vers un état fasciste où quelques personnes contrôlent tout et tous les autres sont dans une classe inférieure, où ils n’ont rien. Dans notre cas, donc, on peut aller rapidement vers un État comme ça. Il y aurait des classes dirigeantes, de managers, et toute la classe ouvrière, tous les gens qui travaillent, les ressources et tout ça. Ça ne serait rien, là, ça serait essentiellement une espèce d’esclavage. On peut aller vers ça très rapidement, donc, et quand on va vers ça trop rapidement, souvent, les gens se réveillent et nous ramènent. Ou on reste dans cet état-là jusqu’à temps que ça s’effondre. Il y a plein d’exemples de ça dans l’histoire.

[Jérémie Mercier] Bon, bon, on verra de quoi l’avenir est fait. En tout cas, s’il y a bien quelque chose à retenir par rapport à la science, c’est que, eh bien, ce qu’on présente comme étant le top du top, donc le peer review, la revue par les pairs, c’est quelque chose qui censure et qui coupe la créativité et qui empêche la science d’avancer de façon efficace et qui par contre, au contraire, permet à une propagande de s’infiltrer partout. Donc il serait urgent dans le monde d’après de sortir de ce genre de fonctionnement, en tout cas en science.

[Denis Rancourt] Donc, une autre façon de dire ça, ça serait de dire que la peer review, elle fonctionne parfaitement parce qu’elle a été conçue et construite de toutes pièces pour être une méthode de censure et de contrôle. Et donc, elle marche parfaitement bien.

[Jérémie Mercier] Ok. Je pense qu’on va voir ça comme une belle conclusion à cet échange. Merci beaucoup, Denis. C’était vraiment fascinant. Je trouve que c’est un sujet absolument fondamental, il faudrait que beaucoup de gens comprennent le problème de cette science aujourd’hui qui est complètement dévoyée et qui n’est plus une science en conscience pour laquelle je milite, moi, avec cette émission, notamment pour Reinfo Covid. Et puis, tout le collectif Reinfo Covid va dans cette direction de, voilà, une science de qualité qui a disparu. Eh bien voilà maintenant, à chacun, scientifique ou non, de se battre pour cette vérité et pour cette critique aussi de tout ce qui est en train de se passer et de tout ce qui existe et qu’on veut changer. Et j’espère que ça va porter ses fruits rapidement. Merci beaucoup, Denis.

[Denis Rancourt] Ça m’a fait plaisir.

[Jérémie Mercier] Merci beaucoup à tous. Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente soirée et on va finir par mon nouveau petit générique pour le réutiliser, là, pour finir ça en beauté. Allez. Bonne soirée à tous. Prenez soin de vous. À bientôt. Au revoir.



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