C’est l’automne qui arrive… et « Octobre Rose » pointe le bout de son nez.

Octobre Rose, c’est la promotion du dépistage systématique du cancer du sein, une pratique peu efficace et en plus très problématique car elle transforme en malades de nombreuses femmes sans symptômes (et qui n’en auraient jamais eu) et les prive inutilement de leurs seins tout en générant chez elles de graves effets secondaires.

Le dépistage du cancer du sein sauve des vies ? FAUX !

J’ai interrogé le cancérologue Gérard Delépine, qui dénonce avec force Octobre Rose et ensemble nous appelons les femmes à arrêter de courir pour Octobre Rose et à boycotter cette promotion du dépistage systématique du cancer du sein, qui profite à l’industrie du cancer, mais paradoxalement NE PROFITE PAS aux femmes.

Pour voir la vidéo et comprendre pourquoi Octobre Rose est si inutile et dangereux, clique sur l’image ci-dessous ou sur ce lien : https://youtu.be/BjSTY0mmWJ4

Si tu veux arrêter d’être prise pour une imbécile, il est temps d’aller au-delà des apparences, et d’arrêter de croire les infos officielles sur le cancer. C’est malheureux mais dans le cas du dépistage du cancer du sein et d’Octobre Rose, on peut vraiment parler de fake news officielle (attention, il y en a un paquet d’autres !).

Le dépistage du cancer du sein : la loterie dont tu sors statistiquement perdante

Deviens responsable de ta santé, ne laisse pas les autres choisir pour toi. Ne donne pas aux médecins bien intentionnés mais ignorants le pouvoir de détruire ta santé en te faisant jouer à la loterie morbide du dépistage du cancer du sein.

Si tu es une femme ou si tu as des femmes de plus de 40 ans dans ton entourage, partage cet email et fais tourner cette vidéo, les infos qui y sont partagées sont capitales !

Le lien vers la publication de l’étude canadienne faite sur près de 90 000 femmes, suivies sur 25 ans est le suivant : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3921437/

 

Le dépistage du cancer du sein en France : pour augmenter les profits de l’industrie du cancer, avec la complicité du Ministère de la Santé

Pour rappel, aucune étude de ce genre n’a été faite en France. La politique française de dépistage du cancer du sein est en fait basée sur la croyance (démontrée fausse par l’étude canadienne, mais entretenue par les autorités de santé) que le dépistage du cancer sauve des vie (et des seins).

T’en as pas marre d’être autant manipulée par un Ministère de la Santé digne de celui des pires romans d’anticipation ? (je pense à 1984 de George Orwell !)

Dis-moi dans les commentaires comment tu réagis à cet article ! Ça m’intéresse. Et profitons-en pour prolonger le débat !

À ta santé :)

Jérémie

PS : D’autres vidéos sur les problèmes de certains dépistages de cancer (pas que celui du sein) seront prochainement mises en ligne. Abonne-toi à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant !

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Voici la transcription de mon interview avec Gérard Delépine ci-dessous :

L’arnaque Octobre Rose dénoncée par un cancérologue

Jérémie Mercier : Bonjour c’est Jérémie Mercier, je suis ravi aujourd’hui d’être avec Gérard Delépine qui avec sa femme a écrit le livre « Cancer : les bonnes questions à poser à votre médecin », ainsi que d’autres livres, une petite série quand même, je mettrai les noms dans la vidéo.

Donc je suis aujourd’hui avec Gérard Delépine pour parler notamment du cancer du sein parce qu’il y a Octobre Rose qui va bientôt arriver.

Donc une grande opération de communication sur l’importance du dépistage automatique du cancer du sein.

Ça se fait depuis 1985 aux États-Unis. C’est arrivé un petit peu plus tard en France. Et j’aimerais un peu voir quel est l’intérêt ou pas ? Quels sont les bénéfices et quels sont les inconvénients de ce type de campagne. Et donc ma première question déjà pour Gérard Delépine est la suivante : Donc vous vous avez été cancérologue ?

Gérard Delépine : Chirurgien et Cancérologue.

Jérémie Mercier : Est-ce que vous pouvez parler en quelques minutes de qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que vous avez découvert et où est-ce que vous en êtes aujourd’hui par rapport au cancer et en particulier par rapport au cancer du sein ?

Gérard Delépine : Oh, moi je n’ai rien découvert dans ces domaines. J’ai simplement fait la littérature.

Jérémie Mercier : D’accord un état de l’art en fait.

 Gérard Delépine : C’est l’état de la science, l’état actuel de la science.

 Jérémie Mercier : Recherche bibliographique.

Gérard Delépine : Recherche bibliographique assez exhaustive et malheureusement autant quand  j’étais jeune, je croyais aux vertus du dépistage parce qu’il est extrêmement logique de chercher les cancers les plus petits possible car on sait que les plus petits donnent les meilleurs résultats.

Du moins c’était vrai dans les années quand j’ai commencé, dans les années 70. Depuis qu’il y a de la chimiothérapie, depuis qu’il y a la radiothérapie et depuis que l’imagerie médicale a fait des progrès considérables, les choses ont complètement changé et actuellement il faut d’abord rassurer les gens : on guérit en moyenne entre 80 et 90% des malades qui souffrent d’un cancer du sein. Les seuls qui posent problème, ce sont les métastatiques, qui heureusement sont quand même relativement rares.

Jérémie Mercier :  D’accord.

Gérard Delépine :  Et depuis qu’on a ces méthodes de traitement modernes, le dépistage n’a plus aucun intérêt.

Jérémie Mercier : Ok ! Alors pourquoi est-ce qu’il n’a plus d’intérêt et par rapport aux méthodes de dépistage modernes ?

Gérard Delépine : Ce n’est pas par rapport aux dépistages modernes.

Jérémie Mercier : Plus exactement, par rapport aux technologies modernes plutôt.

Gérard Delépine : C’est simplement parce que avant on ne savait pas traiter les gros cancers alors que maintenant, on sait les traiter avec des chances de guérison tout à fait favorables.

Jérémie Mercier : D’accord.

Gérard Delépine : Et que deuxièmement les méthodes de dépistage sont devenues trop efficaces. On découvre beaucoup de petits cancers, qui en fait n’auraient jamais ennuyé le malade de sa vie durant. Elle avait un cancer et elle l’ignorait, et ce cancer, elle l’aurait ignoré toute sa vie.

Elle serait morte avec son cancer, mais pas de son cancer et malheureusement quand on dépiste, personne n’ose ne pas traiter et donc le dépistage est un gros inconvénient, parce qu’il entraîne des traitements. Et ces traitements ne sont pas anodins. Et ces traitements peuvent même tuer les gens.

La chimiothérapie très rarement mais une à deux fois pour cent tue le malade.

L’hormonothérapie qui est un traitement excellent dans certaines formes de cancer du sein entraîne des complications osseuses et peut entraîner des phlébites et peut également tuer la malade. La radiothérapie qui est un traitement essentiel du cancer du sein, malheureusement quand elle est du côté gauche, elle irradie non seulement le sein, mais aussi ce qu’il y a derrière : le cœur et surtout les petites artères qui nourrissent le cœur : les coronaires.

Et elle augmente considérablement le risque de faire plus tard, cinq, dix, quinze ans plus tard une coronarite autrement dit un infarctus et d’en mourir. Autrement dit tous les traitements qui sont indiqués, à juste titre, dans certaines formes de cancer du sein ont des inconvénients, et lorsqu’on fait un traitement pour une maladie qui met en jeu la vie, on gagne quelque chose pour le malade, mais lorsqu’on fait un traitement inutile on lui fait perdre des chances, c’est ce qu’on appelle le surtraitement.

Jérémie Mercier : D’accord, donc pour résumer, en fait les méthodes de dépistage, d’imagerie médicale en particulier sont tellement efficaces qu’on découvre donc des petits cancers qui pour certains n’auraient pas évolué. Quel est le pourcentage de petits cancers qui n’auraient pas évolué par rapport à … ?

Gérard Delépine : Ces petits cancers dormants, c’est-à-dire qui n’évoluent pas…

Jérémie Mercier : Sans symptômes, sans…

Gérard Delépine : Qu’on n’a aucun moyen malheureusement de diagnostiquer, par aucun moyen technique, microscopique, chronomosomique et tout ce que vous voulez inventer, on ne sait pas les reconnaître de ceux qui vont évoluer. Leur taux dépend un peu des études. Les plus optimistes et c’est ce qu’il y a dans l’INCa, l’Institut National du Cancer, ils disent que c’est très rare, que c’est 10 à 15%. Certaines séries américaines disent que c’est 40 %.

Autrement dit, beaucoup de gens qui se croient avoir été guéris grâce au dépistage de leur cancer, ont en fait survécu uniquement au traitement qu’on leur a imposé inutilement.

Jérémie Mercier : (rires gênés) Ils ont pas survécu au cancer mais ils ont survécu au traitement !

Gérard Delépine : Et ils ont perdu le sein à cette occasion et cetera.

Jérémie Mercier : Alors maintenant, la question qu’on peut se poser du coup c’est pourquoi est-ce qu’on promeut ce type de dépistage malgré cette abondance de surdiagnostics ?

Gérard Delépine : Alors c’est un problème politique et financier. C’est d’abord un problème politique.

Jérémie Mercier : (ironique) Ah bon ?

Gérard Delépine : Oui parce que les organisations qui sont pour la médecine sociale et pour le droit des femmes disent : « C’est la seule politique spécifiquement dédiée aux femmes que l’on peut leur proposer, c’est le seul avantage qu’on leur donne ». Drôle d’avantage que de perdre son sein inutilement, mais bon ! Chacun voit midi à sa porte et nos politiques ont dit ça, clairement : « Il faut sauver le dépistage parce que c’est la seule chose que l’on peut offrir aux femmes actuellement ». Et puis malheureusement il y a aussi le poids des lobbys.

Malheureusement le cancer tue beaucoup de gens mais il en fait vivre également beaucoup plus. Et les mammographies sont une activité extrêmement rentable, la chimiothérapie, les tests, les chirurgiens qui font des chirurgies reconstructives, tous ces gens-là vivent bien du cancer et en particulier des cancers de dépistage qui sont les plus petits et les plus faciles à traiter, puisqu’ils n’ont pas besoin d’être traités. Et donc malheureusement cette dépense qui peut être évaluée entre un milliard, et un milliard et demi par an n’est pas perdue pour tout le monde.

Lorsque j’avais essayé avec un ancien directeur de l’INCa d’aborder le problème du dépistage en lui disant « Mais Monsieur, les statistiques actuelles, en particulier la grande étude canadienne qui montre que ça n’apporte aucun gain en survie d’être dépisté ou pas ». Il m’a tout de suite arrêté en disant « Attention Delépine ! Il n’est pas question de toucher au dépistage du cancer du sein ».

Jérémie Mercier : Ah oui, c’est sacré. En fait, c’est même presque tabou même !

Gérard Delépine : C’est un tabou.

 Jérémie Mercier : On ne peut pas remettre en question quelque chose, ni même étudier l’intérêt que ça pourrait avoir sur les gens. C’est de base positif.

Gérard Delépine : En France, vous êtes exclu de la bonne société du cancer si vous osez dire que le dépistage est dangereux !

Heureusement, il y a quand même certains épidémiologistes français qui ont eu le courage, eux n’ont pas le poids du lobby médical sur le dos facilement, et puis Il y a beaucoup d’études en Amérique où les choses sont plus ouvertes, à l’étranger et aux Pays-Bas, au Danemark, et heureusement la médecine est mondialisée et donc, toutes ces connaissances et toutes ces études sont disponibles pour tous si on les creuse.

Jérémie Mercier : C’est-à-dire qu’en France, on a moins de liberté de pensée d’un point de vue médical par rapport au cancer en tout cas.

Gérard Delépine : Nous sommes réellement dans une tyrannie totale en France, puisque maintenant ce ne sont plus les médecins qui décident des traitements, mais c’est l’État, par l’intermédiaire de l’Agence Régionale de Santé.

Jérémie Mercier : D’accord.

Gérard Delépine : Et qui décide si vous êtes autorisé à traiter telle ou telle maladie. Des gens qui ne connaissent rien à la médecine.

Jérémie Mercier : D’accord, en fait c’est devenu bureaucratique quelque part.

Gérard Delépine : C’est totalement bureaucratique. C’est la raison pour laquelle la santé va si mal. Et j’ai bien peur que le « Grand Plan Santé » de notre ministre Buzyn qui a été annoncé aujourd’hui ne fasse que rajouter une couche de bureaucratie aux multiples couches qui existaient avant. Et donc de décourager un peu plus les médecins de travailler.

Jérémie Mercier :  Et alors qu’est-ce qu’on peut en penser maintenant d’ Octobre Rose donc, cette manifestation qui est très mise en avant chaque année, avec toutes ces femmes qui vont courir en rose, faire des semi-marathons ou je ne sais quoi pour rapporter de l’argent ? Qu’est-ce qu’on peut penser de ça ? Est-ce que ça a un intérêt ou pas ?

Gérard Delépine : Pour les malades ça n’a strictement aucun intérêt et ça me fait énormément de peine de voir ces femmes qui sont bien intentionnées, qui croient pouvoir faire quelque chose, qui sont trompées, on se moque d’elles, on les fait courir pour une mauvaise cause et c’est totalement désolant de promouvoir actuellement le dépistage alors que, toutes les données médicales sérieuses récentes. Je ne parle pas de ce qui a été fait il y a 25 ou 30 ans à l’époque on n’avait pas de traitement, il faut bien voir que les choses ont évolué. Mais toute l’analyse médicale actuelle montre que le dépistage est plus nuisible qu’utile aux femmes. Le nombre de mammectomies, d’ablations du sein a augmenté depuis le dépistage. Contrairement à ce qui est marqué dans toutes les affiches : « Faites-vous dépister et vous perdrez pas vos seins ». C’est un mensonge.

Jérémie Mercier : Donc c’est le contraire qui se passe en fait !

Gérard Delépine : C’est le contraire qui s’est passé et pas seulement en France, dans tous les pays et en Amérique aussi il y a des livres qu’ont été écrits là-dessus par des professeurs d’université, pas par des olibrius dans leur coin qui ont cru ça. L’étude canadienne, qui est une étude universitaire par l’université de Toronto faite à la demande du gouvernement canadien pour savoir si c’était utile a conclu que le dépistage ne sauvait aucune vie, puisque la survie des malades qui n’étaient pas dépistés était la survie globale j’entends, quand on regarde à 25 ans sur les quarante cinq mille malades de part et d’autre : combien sont toujours vivantes. Il y a davantage de vivantes chez les femmes qui n’ont pas subi de dépistage. (référence de l’étude : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3921437/)

C’est quand même angoissant, et je ne parle pas bien entendu des mammectomies où il y a eu 20% de plus chez les femmes qui sont dépistées. Donc toutes les données sérieuses sont à l’encontre du dépistage, mais on continue.

 Jérémie Mercier : D’accord. Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec le fait qu’Octobre Rose a été créé initialement par des entreprises, notamment AstraZeneca qui est connue pour avoir commercialisé le tamoxifène qui est un antiœstrogène qui était prescrit en masse pour le cancer du sein ?

Gérard Delépine : Il est certain que les grandes entreprises du médicament ont tout à gagner d’un dépistage qui donne donc des surdiagnostics, des diagnostics de cancer histologiquement vrais, mais qui ne sont pas des cancers évolutifs, parce qu’on consomme après des médicaments, puisqu’on les traite tous ces malades. Donc « Big Pharma » gagne beaucoup avec Octobre Rose, c’est évident ! Mais c’est plus que ça, c’est tout un ensemble d’associations qui sont en général payées par le gouvernement ou subventionnées par le gouvernement. Et on a l’impression de faire quelque chose d’utile.

Malheureusement, tout ça est lié à une désinformation du public. Je ne dis pas un manque d’informations ! C’est une désinformation du public et si on donnait aux femmes à qui on propose le dépistage les chiffres vrais comme les suisses le proposent actuellement. Ils donnent les chiffres vrais.

Jérémie Mercier : Avoir accès à l’information !

Gérard Delépine : Si on a accès à l’information, les femmes ne seraient pas dépistées et le gouvernement doit être assez conscient de l’affaire, parce qu’il faut que nos concitoyennes sachent que lorsqu’elles vont voir un médecin qui leur dit : « Vous devez aller à la mammographie parce que vous avez l’âge d’aller à la mammographie » – je parle bien de dépistage systématique chez des gens qui n’ont aucun signe – ce n’est pas du diagnostic précoce pour quelqu’un qui a un signe, il faut faire des mammographies quand on a des signes – mais je parle de quelqu’un, qui en parfaite santé, qui n’a aucun signe, et qui va aller se faire faire une mammographie  pour faire du dépistage. Eh bien, cette malade, cette personne-là se met en danger. C’est ça qu’il faut éviter, il faut qu’elle sache, que le médecin qui lui conseille de se dépister touchera une prime, parce qu’il aura rempli son « Objectif Prioritaire de Santé » décidé par le gouvernement. Que si le médecin est obéissant, il touche de l’argent qui pouvait aller jusqu’à dix mille euros par an.

Jérémie Mercier : C’est ça que je pense que la plupart des patients n’ont absolument pas conscience. C’est que le médecin est encouragé financièrement par l’État à inciter ses patients d’aller se faire dépister pour le cancer du sein. C’est bien ça hein ?

Gérard Delépine : Parfaitement, et c’est absolument dramatique car, si une action de santé était utile et indiscutablement utile, tous les médecins la conseilleraient. Donc, il n’y a aucune raison de lui donner de l’argent.

Donc, si le gouvernement donne de l’argent à des médecins pour les inciter à dépister, c’est que l’intérêt du dépistage est douteux. Je pense qu’il faut que les gens le sachent.

Jérémie Mercier : Donc finalement, ce qu’on peut dire par rapport à Octobre Rose, donc qui arrive très prochainement, c’est que finalement c’est une arnaque !

Gérard Delépine : C’est une totale arnaque. Et c’est vraiment triste pour ces pauvres femmes qui y croient, qui sont sincères ! J’en ai vu plusieurs et ça me fend le cœur.

Jérémie Mercier : Puis moi je pense, malheureusement, alors je ne sais pas si c’est de la naïveté ou simplement le fait que les gens n’ont pas accès à l’information et se posent pas plus de questions que ça mais, courir pour Octobre Rose, faire des dons pour Octobre Rose, tout ça c’est vraiment, c’est contre vous! Enfin, les femmes font ça contre elles finalement.

Gérard Delépine : Absolument !

Jérémie Mercier : Elles  financent quelque chose qui va être défavorable à leur santé, à leur vie, mais par contre qui va favoriser grandement les vendeurs de Big Pharma, de mammographie…

Gérard Delépine : … les radiologues, les radiothérapeutes,

Jérémie Mercier : Par contre les radiologues sont très contents effectivement.

Gérard Delépine : Les chirurgiens aussi font des reconstructions du sein, c’est quand même un business beaucoup plus rentable puisque les reconstructions n’étant pas aux tarifs de la Sécurité Sociale…

Jérémie Mercier : On peut se faire plaisir là.

Gérard Delépine : On peut se faire plaisir !

Jérémie Mercier : D’accord, ok, donc voilà !

Gérard Delépine : Octobre Rose est quand même utile à un certain nombre de personnes.

Jérémie Mercier : C’est ça, d’accord. Donc c’est pas utile pour les femmes, les patientes.

Gérard Delépine : C’est nuisible pour les femmes en bonne santé, pas pour des patientes. On les transforme en malades.

Jérémie Mercier : Elles se transforment en malades, ok ! Donc du coup, voilà en tout cas donc c’est hyper important de prendre conscience, de vraiment faire vos recherches, je vais faire une autre vidéo sur Octobre Rose en particulier, mais c’est une des grosses arnaques desquelles il faut vraiment se défaire aujourd’hui, et si vous regardez cette vidéo aujourd’hui donc, surtout aucun don à Octobre Rose, n’allez pas courir pour Octobre Rose et essayez de transmettre cette information autour de vous parce que ce n’est juste pas possible de continuer comme ça, il y en a marre qu’en 2018 on en soit encore à ce niveau-là par rapport au niveau de la médecine.

Gérard Delépine : J’ajouterais juste une petite chose qui est destinée à nos politiques : il y a dix ans la représentation nationale s’était émue du fait qu’on pousse sur le dépistage et qu’il n’y ait strictement aucune évaluation du dépistage. Chaque année vous avez un opuscule qui fait environ 100 pages qui font le point du dépistage et je le regarde chaque année avec intérêt, et je ne vois jamais de résultats. Dire qu’on nous dit : « Attention, on a fait de gros progrès sur la technique de dépistage.

Attention, il faut faire le truc tous les six mois plus un jour, ou tous les six mois moins un jour ». Mais, rien sur « combien on a fait de mammographie, combien on a sauvé de seins, combien on a sauvé de vies », ce qui est quand même la base principale.

Les Canadiens ont fait cette étude à la demande du gouvernement canadien ils ont conclu que ça servait à rien. Il est quand même triste que la France n’ait pas fait l’équivalent alors que nous avons une Sécurité Sociale qui permettrait de savoir exactement qui a fait les mammographies et qu’est-ce que ça a donné.

Jérémie Mercier : Parce que c’est très suivi, très fiché tout ça.

Gérard Delépine : Totalement fléché.

Jérémie Mercier :   Et est-ce que au Canada du coup ça a changé la politique de santé ?

Gérard Delépine : Je ne sais pas.

Jérémie Mercier : D’accord.

Gérard Delépine : Je n’en sais rien, je ne crois pas.

Jérémie Mercier : D’accord. Mais en tout cas l’information passe, grâce à elle. Ok et je mettrai un lien aussi par rapport à un film qui a été fait par Léa Pool sur l’industrie du cancer du sein, et vous allez voir que ce n’est pas joli joli cette histoire. Bon ! En tout cas, Octobre Rose, énorme arnaque il est temps de reprendre en main votre santé. Ne laissez pas vos seins se faire détruire pour rien et surtout allez chercher les informations par vous-même.

Gérard Delépine : Ne faites des mammographies que si vous avez des signes d’appel et non pas parce que vous recevez une lettre et qu’on vous dit que c’est gratuit. Quand c’est gratuit, c’est vous le produit.

Jérémie Mercier : Ok ! C’est très bien dit. Allez merci à bientôt !

Gérard Delépine : À bientôt !

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